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Arrestation de Foniké Mènguè et Cie : «l’ANAD prévient que le combat du FNDC est aussi son combat».

Parmi les réactions à la violente arrestation des responsables du Front national pour la défense de la constitution (FNDC), il y a celle de l’alliance nationale pour l’alternance démocratique (ANAD) qui vient de tomber. Dans une déclaration distribuée à la presse ce mercredi, les partis politiques regroupés autour de Cellou Dalein Diallo n’entendent pas laisser le mouvement  dirigé par Oumar Sylla, Foniké Mènguè, seul face à la junte au pouvoir.

En tout cas, «l’ANAD exprime avec force sa solidarité et son soutien au FNDC et à tous les acteurs politiques et leaders d’opinion injustement poursuivis ou détenus» dont elle demande la libération. Avant de «demander à ses militants et militantes, à toutes les autres forces démocratiques du pays de se tenir prêts pour se mobiliser ensemble, le moment venu, contre la volonté de la junte de confisquer nos droits et libertés pour retarder la restauration de l’ordre constitutionnel». Non sans préciser que «l’ANAD prévient que le combat du FNDC est aussi son combat».

A l’entame, elle déclare que: «l’ANAD, profondément consternée par l’interpellation et les conditions de l’arrestation de Oumar Sylla alias « Fonikè Manguè », Mamadou Billo Bah et Djani Alpha, proteste vivement contre le recours à la détention arbitraire pour réduire au silence ces défenseurs de l’Etat de droit ». Puis, «elle demande au CNRD de libérer immédiatement et sans conditions le coordonnateur du FNDC et ses collaborateurs».

Poursuivant, l’ANAD dénonce le fait que «des forces de l’ordre qui prennent d’assaut un domicile privé, sans mandat qui les y autorise, violentent et humilient des citoyens leaders d’opinion dont le patriotisme est notoirement reconnu, avant de les trainer à même le sol et les embarquer manu militari. Des violations du droit à la liberté d’expression et d’opinion parce que, pour le nouveau pouvoir, il faut se taire face aux dévoiements de la transition. Il faut se garder de dénoncer les arrestations arbitraires, les menaces et intimidations des leaders des partis politiques, les transgressions de la Charte, les déviances du discours du 5 septembre».

A propos du dialogue, «l’ANAD prend à témoin l’opinion nationale et internationale et particulièrement la CEDEAO sur le fait que le harcèlement dont fait l’objet le FNDC, qui est l’une des principales composantes des forces vives du pays, est de nature à mettre en cause le dialogue tel que recommandé par le dernier sommet de la CEDEAO». Et d’émettre des soupçons « derrière cette brutalité qui parait gratuite sinon inutile, une volonté de créer les conditions d’un blocage politique pour retarder le retour de l’ordre constitutionnel».

Cela dit, «elle demande à la CEDEAO d’engager les diligences nécessaires à la libération immédiate et sans conditions de Fonikè Mangué, Mamadou Billo Bah, Djani Alpha et de tous les leaders arbitrairement poursuivis ou arrêtés».

A rappeler que lors de son 61ème Sommet  dimanche dernier, la CEDEAO a donné un délai supplémentaire d’un mois à la junte militaire guinéenne, pour proposer un délai raisonnable de la transition, rejetant ainsi les 36 mois fixés par le CNT et validés par le CNRD.

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