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A Kankan, le gouvernement guinéen et l’UNICEF donnent le ton pour la célébration du mois de l’enfant 

Le gouvernement guinéen appuyé par ses partenaires techniques et financiers notamment l’Unicef, vient de  procéder au lancement officiel de la célébration des 30 ans du mois de l’enfant. C’est à Kankan, que le ton a été donné cette année par le Premier ministre Mohamed Béavogui accompagné de plusieurs membres de son gouvernement notamment la ministre de la Promotion féminine, de l’Enfance et des Personnes vulnérables, Aïcha Nanette Conté.

La cérémonie officielle s’est ténue ce mercredi 1er juin 2022, dans la salle polyvalente de la maison des jeunes sous le thème central : «  Combattre les violences faites aux enfants est un devoir citoyen ».

A cet effet, plusieurs discours de plaidoyers ont été prononcés dont celui de Pierre N’gom,  le représentant de l’UNICEF qui, après avoir magnifié les mérites du partenariat entre la Guinée et les institutions internationales, a mentionné qu’: « Il y a des progrès. En matière de lutte contre les mutilations génitales féminines par exemple en Guinée, la prévalence ici est la deuxième la plus élevée au monde. Mais lorsque nous regardons les données des enquêtes démographiques et de santé de 2012 et de 2018 nous pouvons dire avec certitude que la baisse a commencé avec les jeunes générations.

En 2012, la prévalence parmi les filles âgées de 0 à 14 ans était de 46 % et 2018 de 39%, il y a donc une baisse qui pointe à l’horizon. Malgré ces progrès, il y a encore des défis. Il faut signaler en premier lieu, l’augmentation des cas de viols et violences sexuelles sur les enfants et les femmes et je voudrais en appeler pour qu’il y ai des mesures urgentes pour décourager des potentiels agresseurs. Deuxièmement, en cas de viol et autres formes de violence sexuelles, les familles des victimes sont contraintes de payer pour les frais médicaux. Chose qui pèse très lourd quand ces familles et enfants car viennent des milieux très modestes. Je voudrais en appeler à la suppression de ces frais qui soulageraient les victimes et favoriseraient des poursuites légales. Le troisième et dernier défi, concerne l’allocation adéquate des ressources du budget national pour assurer la mise en œuvre complète des plans d’action sur la lutte contre les mariages d’enfants et des mutilations génitales féminines afin de contribuer à l’accélération de l’abandon de ces pratiques », a-t-il sollicité.

A cette même occasion, le Premier ministre a réitéré la volonté de son gouvernement à renforcer les dispositions légale et institutionnelle en matière de prévention et de prise en charge des violations de droits de l’enfant.

« Le thème national du mois de l’enfant de cette année en appelle à la responsabilité de chacun d’entre nous. Aucune raison culturelle ou religieuse ou encore moins aucune situation de précarité ou de pauvreté ne saurait justifier la résurgence des violences faites contre les enfants. Je voudrais rassurer les enfants de Guinée que les auteurs des ces viols et violences ne trouveront pas de salut après avoir compromis leur avenir et donc celui de notre pays. Au nom de l’idéal de promotion et de protection des droits des enfants, je vous assure que le gouvernement sous l’instruction et la haute clairvoyance de son excellence colonel Mamadi Doumbouya, président de la transition, chef de l’Etat, chef suprême des armées, mettra tout en œuvre pour la réalisation des actions contenues dans les engagements de notre pays dans le cadre du partenariat mondial», a-t-il dit avant de déclaré  « lancé », le mois de l’enfant guinéen 2022.

A travers cette cérémonie de lancement, des jeunes représentants du parlement des enfants ont pu aussi exprimer leur préoccupations : «  Nous voulons remercier le gouvernement et ses partenaires pour avoir accepté d’être à l’écoute des enfants. Placée cette année, sous le signe de la responsabilité citoyenne face aux violences faites aux enfants. Le choix de ce thème national est d’actualité et cadre parfaitement avec le défi majeur qui s’impose aux différentes parties prenantes sur l’impérieuse nécessité d’inscrire la lutte contre les violences faites aux enfants dans leurs agendas spécifiques. En outre, il est plus que nécessaire de combattre le viol sur mineur qui constitue un frein à leur épanouissement et développement intégral. Permettez moi aussi de faire un plaidoyer pour le retrait des enfants des sites d’exploitation traditionnels des mines, la construction d’une école publique pour les enfants vivant avec handicap et l’aménagement des espaces de jeux pour les enfants de Kankan », a plaidé Jean Labilé Laté, porte-parole et représentant la localité de Kankan au parlement des enfants.

A noter que c’est par des remises de matériels et kits de réinsertion des enfants, des visites et des dons divers aux structures  d’accueil et de prise en charge des enfants, que cette cérémonie de lancement s’est clôturée.

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