
Le concours de recrutement de 6 000 enseignants à la Fonction publique a été officiellement lancé ce samedi 17 octobre 2026 au lycée Cabral de Mamou, par le ministre de la Modernisation de l’administration et de la Fonction publique, Faya François Bourouno.
La cérémonie s’est déroulée en présence de la ministre de l’Éducation nationale, Bintou Keita, et de la secrétaire générale du ministère de l’Emploi, du Travail et de la Protection sociale.
Au total, 39 266 candidats sont en compétition pour 6 000 postes à l’échelle nationale. Dans la préfecture de Mamou, 3 348 candidats sont répartis entre huit centres d’examen.
À cette occasion, Faya François Bourouno a rappelé que le renforcement du capital humain figure parmi les priorités du président de la République et du gouvernement. Il a expliqué que ce recrutement vise notamment à combler le déficit d’enseignants constaté dans le système éducatif après la rentrée scolaire.
« Après l’ouverture des classes, le chef de l’État a eu connaissance du déficit d’enseignants constaté, ce qui a permis au gouvernement de prendre des mesures pour y remédier. Un programme a donc été élaboré pour procéder au recrutement d’enseignants afin de réduire ces déficits », a-t-il indiqué.
Le numérique et la décentralisation au cœur du dispositif
Le ministre a également mis en avant les innovations introduites dans l’organisation du concours. Celles-ci portent notamment sur l’utilisation d’outils numériques, de documents sécurisés et d’équipements de lecture optique pour le traitement des résultats.
Selon lui, ces dispositifs doivent renforcer la fiabilité du processus et garantir davantage de transparence, depuis le traitement des candidatures jusqu’à la proclamation des résultats.
Autre changement majeur : la décentralisation des centres d’examen. Alors que les candidats des préfectures éloignées devaient souvent se rendre à Conakry pour passer les épreuves, celles-ci sont désormais organisées dans les chefs-lieux des régions administratives de l’intérieur du pays.
« Cette approche territorialisée est une grande innovation », a souligné Faya François Bourouno, estimant qu’elle permet de rapprocher les centres d’examen des candidats et de réduire les contraintes liées aux déplacements.
Le ministre a par ailleurs précisé que le recrutement repose sur une identification préalable des postes, des établissements scolaires et des niveaux d’enseignement concernés. Chaque candidat connaît ainsi l’école et le niveau pour lesquels il a postulé.
Cette approche devrait faciliter l’affectation directe des candidats admis à leurs postes respectifs dès la signature de leur arrêté d’engagement, afin de limiter les difficultés de déploiement des enseignants dans les établissements de l’intérieur du pays.
Un renfort attendu dans les établissements scolaires
De son côté, la ministre de l’Éducation nationale, Bintou Keita, a salué cette initiative destinée à renforcer les effectifs enseignants dans les établissements scolaires.
« Il s’agit de parer à un déficit d’enseignants dans les écoles et dans le système éducatif. Donc, avoir 6 000 enseignants supplémentaires ne peut avoir qu’un impact positif », a-t-elle déclaré.
Elle a également insisté sur l’importance de ce recrutement pour les régions de l’intérieur du pays, où le maintien des enseignants dans leurs postes d’affectation reste un défi. À ses yeux, l’organisation décentralisée du concours peut contribuer à une meilleure répartition du personnel enseignant sur l’ensemble du territoire national.
Avec 39 266 candidats pour 6 000 postes, ce concours constitue une nouvelle étape dans les efforts des autorités guinéennes pour renforcer les ressources humaines du secteur éducatif et répondre aux besoins en personnel enseignant.
