Dernières Nouvelles de la Guinée par les Guinéens
CIAO
Samsung

Dubréka-Télimélé : 105 kilomètres d’enfer pour les usagers de cet axe

2AGBA

Sur l’axe reliant Dubréka à Télimélé, la chaussée dégradée met à rude épreuve les voyageurs et les transporteurs. Entre nids-de-poule, portions détériorées et risques de panne, les usagers dénoncent des conditions de circulation difficiles et appellent l’État à intervenir.

Il suffit de franchir le barrage de Souapiti pour mesurer l’ampleur des difficultés. Sur la route reliant Dubréka à Télimélé, la circulation se transforme en une épreuve de patience et d’endurance. Sur environ 105 kilomètres, les nids-de-poule et les portions fortement dégradées obligent les véhicules à avancer au ralenti.

Rouler au pas, par nécessité

Au volant, impossible de relâcher sa vigilance. Les chauffeurs ralentissent, scrutent la chaussée et tentent d’éviter les parties les plus abîmées. À l’arrière, les passagers subissent les secousses et la fatigue, sans pouvoir prévoir avec précision leur heure d’arrivée.

Sur ce tronçon, ce n’est pas seulement la distance qui épuise les voyageurs, mais surtout l’état de la route.

Mamadou Yansané, chauffeur, en fait l’expérience au quotidien. Selon lui, la fin de la saison des pluies ne facilite guère les déplacements.

« Ce trajet nous crée suffisamment de problèmes sur la fin de cette saison des pluies », confie-t-il.

Un constat partagé par de nombreux usagers contraints de composer avec une chaussée dégradée, au détriment de leur confort et de la durée de vie de leurs véhicules.

Les transporteurs paient le prix fort

Pour les transporteurs qui empruntent régulièrement cet axe, les conséquences sont multiples : risques de panne, usure prématurée des véhicules, dépenses supplémentaires d’entretien et allongement du temps de parcours. Autant de contraintes susceptibles de peser sur leurs revenus et sur le coût du transport des personnes et des marchandises.

Pour beaucoup d’usagers, le choix de cet itinéraire relève davantage de la nécessité que du confort. Un autre voyageur explique que la route reliant Télimélé à Kindia est encore plus difficile à emprunter.

« La route Télimélé-Kindia est impraticable, c’est pourquoi nous empruntons cette voie. L’État doit nous aider », lance-t-il.

Faute d’alternative satisfaisante, les voyageurs se retrouvent ainsi contraints d’emprunter un axe lui-même fortement dégradé. Leur appel s’adresse directement aux autorités, auxquelles ils demandent une intervention pour améliorer les conditions de circulation.

Un isolement qui pèse sur le quotidien

Pour les habitants de Télimélé et des localités environnantes, les difficultés ne se limitent pas au trajet. Les déplacements vers les autres centres urbains, les marchés et les services essentiels deviennent plus contraignants.

L’état des routes joue un rôle déterminant dans les échanges commerciaux et la mobilité des populations. Lorsqu’un axe est dégradé, les déplacements prennent davantage de temps, les coûts augmentent et les activités économiques peuvent en pâtir.

Pour les communautés qui dépendent de cette liaison routière, la réhabilitation de la chaussée représente donc un enjeu qui dépasse le simple confort des voyageurs.

Les usagers interpellent l’État

Face à cette situation, les usagers souhaitent une intervention des pouvoirs publics pour améliorer la praticabilité de cet axe. Une évaluation de l’état de la chaussée, suivie de travaux d’entretien ou de réhabilitation adaptés, pourrait contribuer à réduire les difficultés rencontrées par les automobilistes et les transporteurs.

Combien de temps faudra-t-il encore pour relier Dubréka à Télimélé dans des conditions acceptables de sécurité et de confort ?

Pour les populations riveraines et les voyageurs, disposer d’une route praticable n’est pas un privilège, mais une nécessité. La mobilité, les échanges commerciaux et le développement local en dépendent.

vous pourriez aussi aimer
commentaires
Loading...