
Au cours de la rencontre de prise de contact entre les porte-parole de la Présidence et du Gouvernement, le porte-parole adjoint de la Présidence s’est prononcé sur la sanction du magistrat Algassimou. Dans son intervention axée sur les exigences de rigueur au sein de l’appareil d’État, Thierno Mamadou Bah a vivement critiqué les partisans du « laxisme institutionnel ».
En confirmant la sanction infligée au magistrat Algassimou, l’exécutif pose un acte fort et invite la corporation des journalistes à troquer les spéculations contre le véritable travail d’investigation.
De la pédagogie à l’exemplarité
« Le général Amara l’a dit clairement, dans l’administration, on sanctionne. »
Le message est d’une clarté limpide. En comparant la gestion de l’État à la rigueur d’une chefferie de famille où l’on recadre les enfants turbulents, la Présidence entend siffler la fin de la récréation. Trop longtemps habitués à observer un État indulgent ou spectateur de ses propres dérives, les citoyens assistent ici à un tournant. L’argument est massue : lorsqu’une sanction tombe, les réflexes épidermiques crient immédiatement à l’acharnement cerné sur un individu.
Le défi jeté aux journalistes : Exit les « il paraît que « mais là où le discours prend une tournure éminemment professionnelle, c’est lorsqu’il interpelle directement notre caste. La Présidence l’admet : l’information est officielle, elle est confirmée. Finies les supputations de couloir et les vagues rumeurs distillées sur les réseaux sociaux.
Le pouvoir tend la main, mais pose une exigence de taille : changer de méthode : Ne plus se contenter des on-dit. Aller à la source : Franchir le seuil du ministère de la Justice pour exiger les motifs réels de cette sanction.

