
L’exposition des denrées alimentaires à l’air libre dans les marchés de la commune urbaine de Siguiri demeure une source d’inquiétude majeure. Entre la poussière persistante, les insectes et les diverses sources de contamination environnementale, cette pratique expose les consommateurs à des risques sanitaires sérieux, alertent des professionnels de santé.
Le Dr Abdoulaye Bachir Condé souligne que l’insalubrité omniprésente dans plusieurs marchés de la ville favorise la prolifération d’agents pathogènes, responsables de nombreuses pathologies d’origine alimentaire.
« À Siguiri, l’insalubrité est constante. Cette situation favorise l’exposition des aliments à des agents pathogènes susceptibles de compromettre la santé de la population, avec des répercussions graves en matière de santé publique. Lorsque les produits sont exposés à la poussière, ils deviennent des vecteurs potentiels pour différents agents biologiques, notamment les salmonelles et d’autres bactéries pathogènes », explique le médecin.

Face à ce constat, le médecin appelle les commerçants à adopter des mesures d’hygiène rigoureuses pour protéger les consommateurs.
« J’en appelle au sens du civisme de chacun. S’il existe un service de contrôle de qualité, la responsabilité individuelle doit primer. Avant toute intervention des autorités, nous devons prendre conscience du danger. Chaque vendeur doit agir en acteur responsable en évitant d’exposer les aliments destinés à la consommation directe », insiste le Dr Condé.
Sur le terrain, ce sentiment d’inquiétude est largement partagé par les usagers des marchés. Fodé Magassouba dénonce une pratique qui, selon lui, menace quotidiennement la santé des habitants.
« Vous soulevez une problématique cruciale. Ces vendeuses pensent proposer de bons produits, mais en réalité, elles exposent les consommateurs à des risques de maladies réels par manque de protection appropriée de leurs marchandises », déplore-t-il.
Dans la cité aurifère, l’hygiène alimentaire constitue un défi majeur de santé publique. Les acteurs interrogés plaident unanimement pour un renforcement des contrôles sanitaires, une application stricte des normes d’hygiène sur les marchés et une campagne de sensibilisation accrue auprès des commerçants, afin de réduire durablement les risques de maladies liées à la consommation d’aliments contaminés.
