
À l’approche du 1er juillet, date marquant le lancement officiel du repos biologique en Guinée -mesure cruciale pour la régénération de nos ressources halieutiques qui s’étendra jusqu’au 31 août-, le secteur de la pêche est en pleine effervescence. Ce jeudi, le ministre de la Pêche et de l’Économie Maritime, Fassou Théa, a pris le pouls du marché en effectuant une visite stratégique dans les entrepôts des importateurs majeurs que sont SONIT PÊCHE, AFRIMER et SOCODI.

Anticiper la pénurie pour protéger la ressource
L’objectif est clair pour le département : concilier la protection nécessaire des espèces durant leur cycle de reproduction avec la demande pressante des ménages. Sous l’impulsion de la vision du Président de la République, Mamadi Doumbouya, une stratégie d’anticipation a été déployée. Grâce à la synergie entre la Primature et le ministère de l’Économie, des Finances et du Budget, une mesure d’exonération ciblée a été accordée aux grands importateurs.
Cette décision, loin d’être un simple geste administratif, est un levier de régulation visant à garantir un approvisionnement continu en protéines halieutiques pour Conakry et l’arrière-pays, tout en neutralisant toute tentative de spéculation sur les prix durant cette période de restriction des captures locales.

Une vigilance accrue sur la qualité
Sur le terrain, le ministre a tenu à souligner l’importance du contrôle sanitaire. Sous la houlette de l’Office national de contrôle sanitaire des produits de la pêche et de l’aquaculture (ONSPA), dirigé par Mamadou Bano Diallo, les services veillent scrupuleusement sur la chaîne du froid et la qualité des stocks. « La durabilité ne doit pas se faire au détriment de la santé publique », semble être le mot d’ordre de cette mission d’évaluation qui se prolongera par un contrôle rigoureux des engagements pris par les opérateurs.
Le cap fixé : Accessibilité et disponibilité
Le ton est ferme. Le ministre Fassou Théa a donné des instructions claires aux opérateurs : le marché guinéen ne doit souffrir d’aucune rupture. Les quantités importées doivent non seulement être suffisantes, mais aussi répondre à des standards de qualité irréprochables, le tout à des prix qui respectent le pouvoir d’achat des citoyens.

De leur côté, les importateurs n’ont pas caché leur satisfaction. Ils saluent une démarche pragmatique et inclusive qui, selon eux, permet à l’ensemble des acteurs du secteur de contribuer à la sécurité alimentaire nationale. En facilitant l’accès à cette denrée de première nécessité, cette politique de collaboration public-privé marque une étape significative dans la gestion moderne de la pêche en Guinée.
Le message est passé : le repos biologique est une opportunité pour l’avenir de nos mers, et le ministère s’assure qu’elle ne devienne pas un fardeau pour le consommateur.

