
L’examen du dossier mettant en cause Ahmed Sékou Traoré, ancien président de la délégation spéciale (PDS) de Ratoma, et Mohamed Camara, receveur communal, devra encore attendre. Saisie d’une affaire portant sur un montant estimé à 32 milliards de francs guinéens, la chambre de jugement de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a renvoyé l’audience au 29 juin 2026.
Poursuivis à l’initiative de l’État guinéen, représenté par l’Agent judiciaire de l’État, les deux prévenus comparaissent libres devant la juridiction spécialisée. Ils sont soupçonnés d’être impliqués dans une série d’infractions économiques et financières liées à des faits remontant à l’année 2024.
Selon le juge audiencier le dossier porte sur un montant évalué à 32 milliards de francs guinéens. Les poursuites visent notamment des faits présumés de détournement de deniers publics, de corruption d’agents publics, de faux et usage de faux en écritures publiques, d’enrichissement illicite, de blanchiment de capitaux ainsi que de complicité.
À l’audience de ce lundi 22 juin, la Cour a procédé à l’identification des mis en cause et à la notification officielle des faits qui leur sont reprochés. Invités à réagir aux accusations, Ahmed Sékou Traoré et Mohamed Camara ont rejeté l’ensemble des charges retenues contre eux.
L’ouverture des débats sur le fond n’a toutefois pas eu lieu. Les avocats de la défense ont sollicité un report, expliquant avoir été récemment constitués et ne pas encore disposer de toutes les pièces nécessaires à l’étude approfondie du dossier.
La chambre de jugement a ainsi accédé à cette demande. La prochaine audience, fixée au 29 juin, devrait permettre d’aborder le fond de ce dossier instruit en flagrant délit.

