
Le Brevet d’Études du Premier Cycle (BEPC) a officiellement démarré ce lundi 22 juin sur toute l’étendue du territoire national. Cette année, 136 639 candidats prennent part à cet examen décisif qui s’étendra jusqu’au 27 juin prochain.
Le lancement officiel a été donné par le ministre de l’Éducation nationale, de l’Alphabétisation, de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle, Alpha Bacar Barry, à l’école primaire de Dixinn Centre 1, à Conakry.
A cette occasion, le ministre a réaffirmé la volonté du gouvernement de bâtir un système d’évaluation fiable et rigoureux, capable de renforcer la crédibilité des diplômes guinéens sur la scène internationale.
« Nous sommes à pied d’œuvre pour doter la Guinée d’un système d’évaluation crédible qui puisse aussi crédibiliser nos diplômes et permettre à nos enfants d’avoir accès aux plus grandes écoles du monde », a déclaré le ministre.
Selon lui, toutes les dispositions logistiques ont été prises afin d’assurer le bon déroulement des examens sur l’ensemble du territoire. Depuis les premières heures de la matinée, les équipes techniques sont mobilisées pour veiller à la disponibilité des matériels et intervenir rapidement en cas de difficultés.
Le patron du département de l’Education s’est montré rassurant quant au déroulement des premières heures des épreuves. « Jusque-là, tout va bien. Nous avançons avec confiance et nous sommes sûrs que les candidats pourront composer dans de bonnes conditions », a-t-il indiqué.
Cette session du BEPC se déroule également sous le signe de la vigilance. Le ministre a insisté sur les importantes mesures anti-fraude mises en place, tout en appelant à la responsabilité collective.
Pour Alpha Bacar Barry, la lutte contre la fraude ne concerne pas uniquement l’administration, mais implique également les parents d’élèves, les enseignants ainsi que les candidats eux-mêmes.
Il a notamment lancé un avertissement à l’endroit de ceux qui seraient tentés d’utiliser les réseaux sociaux ou d’introduire des téléphones dans les salles d’examen.
« Nous avons toute une batterie de mesures pour détecter ces fraudes et sanctionner. Sanctionner, cela veut dire exclure l’intéressé du système, parce qu’il n’y a pas de place pour un fraudeur dans notre système éducatif », a-t-il martelé.
Revenant sur certaines informations faisant état de dysfonctionnements dans certains centres, notamment à Sonfonia, le ministre a tenu à apporter des précisions. Il a expliqué que les difficultés signalées, notamment liées à l’absence de cartes d’examen pour certains candidats, ont été rapidement réglées, grâce à l’intervention des équipes dépêchées sur place.
« Ces élèves ont été dotés de leurs cartes et ont pu composer normalement. Ils sont bel et bien dans le circuit », a-t-il rassuré.
Pour prévenir toute autre situation similaire, une cellule d’intervention rapide a été mise en place, afin d’apporter des solutions immédiates, partout où des incidents pourraient survenir.
En guise de message aux candidats ainsi qu’aux chefs d’établissement délégués aux examens, le ministre a exhorté chacun à faire preuve de sérieux, de courage et d’intégrité.
« Beaucoup d’abnégation, du courage, et surtout ne pas être tenté par la facilité qu’est la fraude », a-t-il conclu

