
Après deux jours d’échanges intensifs, la session de formation destinée aux professionnels des médias sur le projet Simandou et le programme Simandou 2040 a pris fin ce samedi à Conakry. Organisée par le Centre de formation et de perfectionnement en techniques de l’information et de la communication (CFPTIC), la rencontre a permis aux participants de mieux comprendre les enjeux liés à ce vaste programme de développement national et leur rôle dans sa vulgarisation.

Prenant la parole au nom des participants, le journaliste Emmanuel Millimono a salué la qualité des enseignements reçus et la pertinence des modules développés. Il a souligné que la formation a permis de mieux cerner la différence entre le projet minier Simandou et le programme de développement socio-économique Simandou 2040.
Selon lui, les différents thèmes abordés, notamment la communication autour de Simandou 2040, le rôle des journalistes dans le traitement de l’information ainsi que le journalisme de solutions, constituent des outils indispensables pour répondre aux défis de la désinformation.
« Notre rôle en tant que journalistes s’inscrit désormais dans un défi d’explication, de sensibilisation et de mobilisation de l’ensemble des forces nationales afin d’aligner les énergies sur les ambitions fixées dans le programme Simandou 2040 », a-t-il déclaré.
Au terme des travaux, les participants ont formulé plusieurs recommandations, parmi lesquelles l’organisation régulière de rencontres avec les médias, la mise à disposition de documents détaillés sur le programme, la formation des journalistes en langues nationales, la création d’un réseau de journalistes spécialisés sur Simandou 2040 ainsi que la démultiplication des sessions de formation à l’intérieur du pays.
De son côté, le Directeur général du CFPTIC, Abdoulaye Djibril Diallo, s’est réjoui du succès de la formation et de la forte implication des responsables des médias venus de différents horizons.
Il a rappelé que cette initiative répond à une volonté de renforcer les capacités des professionnels de l’information afin qu’ils puissent mieux accompagner la communication autour des politiques publiques. Selon lui, les débats nourris et les échanges d’expériences ont permis aux participants d’acquérir des connaissances essentielles sur les mécanismes de communication liés à Simandou 2040.
« Aujourd’hui, chacun des participants sait désormais comment communiquer sur Simandou 2040. La communication demeure un défi incontournable pour la réussite des politiques publiques et pour l’appropriation nationale de cette vision de développement », a-t-il affirmé.
Le Directeur général a également insisté sur la nécessité pour les médias de contribuer à faire comprendre que Simandou 2040 concerne l’ensemble des Guinéens, sans distinction, et représente une opportunité historique pour le développement du pays.
Présidant la cérémonie de clôture au nom du ministre de la Communication, de l’Économie numérique et de l’Innovation, Souleymane Tchianghel Bah, Secrétaire général du département, a rappelé l’importance stratégique de la formation dans le contexte actuel.
Il a invité les journalistes à s’approprier pleinement les contenus du programme Simandou 2040 afin de mieux informer les populations, aussi bien à Conakry qu’à l’intérieur du pays.
« Le travail réalisé ici n’aura de sens que si nous parvenons à pérenniser les acquis et à nous retrouver régulièrement pour approfondir notre compréhension du programme et du projet Simandou », a-t-il indiqué.
Le Secrétaire général a également salué les efforts consentis par le CFPTIC pour l’organisation de cette session malgré les difficultés rencontrées, avant de remercier les participants pour leur mobilisation et leur engagement.
La cérémonie s’est achevée sur une note d’espoir et de responsabilité partagée. Les organisateurs comme les participants ont réaffirmé leur volonté de contribuer à une meilleure compréhension du projet Simandou et du programme Simandou 2040, considérés comme des leviers majeurs de transformation économique et sociale de la Guinée.

