C’est à travers une conférence de presse tenue ce jeudi 27 mars 2025, que le collectif des occupants du marché Cosa-Bantounka1, ont contesté la légitimité du bail d’une durée de « 60ans » de leur marché. Dans une déclaration lue par Ibrahima Diallo, membre du collectif, ces commerçants ont dénoncé ce qu’ils qualifient de «manigances et d’illégal », appelant ainsi les autorités compétentes à intervenir.
« Ce bail n’existe pas. Nous disposons d’un contrat en bonne et due forme, signé avec la commune de Ratoma, dont relevait auparavant notre marché. Cet accord, conclu sous l’égide de M. Alpha Omar Sako, est d’une durée de 45 ans, avec une redevance mensuelle de 5 millions GNF, soit 60 millions GNF par an. Le bail de 60 ans, concerne le marché de Simbaya gare1 et non le marché de Bantounka1. Pour une sortie de crise, le président de la délégation spéciale de Lambandyi, son vice maire et certains de ses conseillers, nous parlaient d’un bail de 35 ans, au lieu même de 45 ans. C’est écœurant et choquant que ce bail soit une manigance, un marché de gré à gré. Nous ne l’accepterons pas, et ne céderons pas », a-t-il déclaré.
En ce qui concerne le contrat du bail, le collectif ajoute : « Dans l’article 19 de l’ancien bail qu’ils ont falsifié, au niveau de la résiliation, il est dit que le présent contrat peut être résilié à l’amiable et de commun accord des parties ou par les motifs d’intérêt général. Le contrat peut être annulé de plein droit par la mairie sans que le preneur ne prétende à un remboursement ou sous réserve de poursuites judiciaires dans les cas suivants : non-respect de clauses financières ou du programme d’investissement convenu. Mais le président de la délégation de Lambandji nous parle d’un contrat irrévocable, que lui-même il a signé. Ce ne sont que des contre-vérités. Encore une fois, le contrat est nul et non avenu. »
Les occupants du marché Bantouka1 ont appelé l’État afin de garantir le respect des droits et éviter tout conflit. « Nous demandons aux autorités de la transition de prendre leurs responsabilités et de nous rétablir dans nos droits. Cette injustice ne saurait être tolérée », a conclu Ibrahima Bah.