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Enseignement supérieur : le SNAESURS lance un ultimatum au gouvernement

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Le Syndicat national autonome de l’enseignement supérieur et de la recherche scientifique (SNAESURS) met la pression sur le Gouvernement. Dans un mémorandum transmis à la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, ce jeudi 23 juillet 2026, l’organisation syndicale réclame des réformes qu’elle juge indispensables pour améliorer les conditions de travail des enseignants-chercheurs et renforcer le fonctionnement des établissements publics à caractère scientifique.

Présenté comme une contribution au dialogue social, le document aborde plusieurs problématiques qui, selon le syndicat, freinent le développement de l’enseignement supérieur en Guinée. Le SNAESURS estime que de nombreux engagements pris par l’État tardent encore à être appliqués, malgré les accords conclus ces dernières années.

Le document de 9 pages s’appuie notamment sur la Constitution du 26 septembre 2025, la loi portant statut particulier des institutions d’enseignement supérieur, plusieurs décrets de 2024, les protocoles d’accord conclus entre le Gouvernement et le SNAESURS en 2023 et 2025, ainsi que sur des conventions de l’Organisation internationale du travail (OIT) et les recommandations de l’UNESCO.

L’autonomie des universités au cœur des préoccupations

Parmi les principales revendications figure la mise en œuvre effective de l’autonomie administrative, financière et académique des universités, instituts de recherche et centres de documentation.

Le SNAESURS estime que plusieurs compétences relevant légalement des établissements continuent d’être exercées par le ministère, notamment les inscriptions et réinscriptions des étudiants, la production des cartes universitaires, la gestion des bibliothèques numériques ou encore certaines réformes académiques.

Le syndicat dénonce également les retards dans le versement des subventions de l’État, qu’il juge préjudiciables au fonctionnement des institutions et à la stabilité administrative.

Douze revendications prioritaires

Dans un tableau récapitulatif, le SNAESURS formule douze principales revendications :

l’effectivité de l’autonomie de gestion des EPS, le paiement régulier des subventions et le pourvoi des postes vacants ;

la reprise du programme « 5 000 Masters / 1 000 PhD » ;

le financement de la recherche scientifique, des laboratoires, des manifestations scientifiques et des infrastructures numériques ;

l’engagement des enseignants-chercheurs homologues et contractuels biométrisés ;

la signature des contrats d’objectifs et de performance des contractuels locaux ;

le paiement des arriérés de salaires et le déblocage des rémunérations suspendues ;

l’instauration de primes de rendement liées aux publications scientifiques ;

une prime de risque pour les personnels des laboratoires et ateliers ;

le paiement des primes issues des dernières négociations ;

le reclassement exceptionnel des titulaires de Master au grade d’assistant ;

la signature du statut particulier des enseignants-chercheurs et chercheurs ;

l’octroi de véhicules de service, d’un second jour de repos hebdomadaire et l’amélioration des conditions des retraités.

Un appel au dialogue

Le SNAESURS affirme que sa démarche s’inscrit dans « un esprit de dialogue social et ne vise pas la confrontation avec les autorités ».

Le syndicat sollicite « l’ouverture, sans délai, de séances de travail devant déboucher sur un chronogramme précis de mise en œuvre des engagements, avec des mesures concrètes attendues avant la reprise des activités universitaires ».

À défaut d’avancées significatives, le SNAESURS prévient qu’il se réserve la possibilité de recourir aux moyens d’action prévus par les textes régissant la liberté syndicale pour défendre les intérêts des enseignants-chercheurs et des chercheurs.

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