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Trafic international de cocaïne : La Cour sollicite la confirmation de la peine pour les accusés

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Incarcérés à la maison centrale de Conakry depuis le 23 août 2022, le procès d’un Guinéen et de cinq ressortissants sierra-léonais s’est poursuivi ce jeudi 12 mars 2026 devant la Cour d’appel de Conakry.
Les prévenus sont poursuivis pour détention, transport et trafic de stupéfiants, ainsi que pour complicité dans cette affaire. Dans la phase des réquisitions et plaidoiries, le ministère public a demandé la confirmation du jugement rendu en première instance par le tribunal de Kaloum.
Les accusés sont Simon Delamou, Alhassane Maria Conteh, Juma Barry, Jonathan Formah, Elhadj Bangoura et Vandy Kamara. Leur arrestation remonte au 27 juin 2022, lorsqu’ils ont été interceptés par les unités de la gendarmerie maritime guinéenne alors qu’ils se trouvaient à bord d’un navire baptisé « Amer El Bear ». Le bateau a été arraisonné dans les eaux territoriales guinéennes avec à son bord une cargaison de 2 605,1 kilogrammes de cocaïne, répartis en 2 318 plaquettes.
À l’issue de leur procès devant le tribunal criminel de Kaloum, le 20 mai 2024, les six hommes avaient été reconnus coupables des faits qui leur étaient reprochés et condamnés à cinq ans de réclusion criminelle. La juridiction avait également ordonné la confiscation et la destruction de l’ensemble des plaquettes de cocaïne saisies, ainsi que la confiscation des objets placés sous scellés.
Dans le cadre de l’action civile, l’État guinéen, constitué partie civile, avait obtenu la décision de vendre aux enchères le navire « Amer El Bear », utilisé pour le transport de la drogue. Les recettes issues de cette vente doivent être versées au Trésor public.
Jugeant la peine prononcée trop sévère, les condamnés ont décidé de faire appel. Devant la Cour, l’avocate générale Loly Tinguiano a soutenu que les faits reprochés aux accusés sont clairement établis. Elle a ainsi requis la confirmation pure et simple du jugement rendu par le tribunal de première instance de Kaloum.
De son côté, la défense continue de plaider l’innocence des prévenus et réclame leur acquittement. Les avocats soutiennent que les véritables responsables de ce trafic seraient toujours en fuite et que leurs clients auraient été impliqués malgré eux.
« Peut-on condamner des innocents à la place des véritables coupables ? Les principaux auteurs sont introuvables. Mes clients sont eux-mêmes des victimes. Leur tort a été de se trouver au mauvais endroit au mauvais moment. Ils ignoraient que la cargaison transportée contenait de la drogue et n’ont reçu aucune rémunération. S’ils avaient réellement participé au trafic, ils auraient au moins perçu un premier paiement. Il subsiste un doute dans ce dossier, et le doute doit toujours profiter à l’accusé », a plaidé la défense, demandant l’annulation de la décision de première instance.
Après avoir entendu les différentes parties, la Cour d’appel de Conakry a mis l’affaire en délibéré. Le verdict est attendu pour le 16 avril 2026.
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