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Viol collectif à N’Zérékoré : Trois jeunes condamnés

Les faits remontent à l’an dernier dans la préfecture de Yomou. Poursuivis pour viol collectif sur une fille âgée d’une trentaine d’années et mère de deux enfants, les jeunes Gobi Gbamou, Jean Copé Monémou  alias Ans  et Ousmane Sylla dit Konkoumbré dont l’âge varie entre 18 et 20 ans ont tous été inculpés dans les liens de la culpabilité. Ils ont tous été condamnés à trois ans de prison ferme ce jeudi 11 novembre 2021 par le TPI de N’Zérékoré. En tout cas, c’est la peine retenue par le parquet contre les prévenus après les plaidoyers de leur avocat et en dépit du désistement de la partie civile.

Interrogé au sortir de l’audience, Sidiki Kanté, procureur près le tribunal de première instance de N’Zérékoré est revenu sur les circonstances du viol avant d’exprimer son sentiment par rapport au délibéré.

« Ce sont des jeunes qui sont poursuivis pour viol. C’est malheureux. Les parents se sont désistés et c’est pourquoi vous ne les avez pas vus à l’audience. Mais les enfants quand-même ont reconnu les faits.

Leur argument est que tout simplement, c’est par la volonté de la fille. Pourtant, dans les auditions tant à l’enquête préliminaire, Ivonne, la victime, a expliqué qu’elle a été violée.

C’est seulement au tribunal avec le juge d’instruction, qu’elle n’a pas pu être entendue.  Un procès-verbal de carence a été établi, à cet effet. Les raisons, nous les ignorons. Les avocats ont plaidé. Le ministère public a requis 3 ans de prison ferme. Ce sont des jeunes qui sont au collège. Le père de la victime s’est désisté en disant que c’est la famille. Mais le ministère public est dans son devoir régalien.

(…) Le tribunal a apporté certaines circonstances atténuante parce que finalement. Ils ont écopé de trois ans.

Pour sa part, l’avocat des prévenus avait demandé la libération pure et simple de ces clients.

« (…) Les inculpés ont reconnu avoir entretenu des relations sexuelles mais consenties, sans violence sans contrainte et sans surprendre. Entretenir une relation sexuelle collective et une autre par contrainte ou par violence, telle n’est pas le cas.   Alors condamner et maintenir ces gens dans les liens de la culpabilité de viol, je pense que comme nous sommes en droit, nous allons en tirer les conséquences du droit. Et nous avons automatiquement interjeté appel”, a affirmé Me Cécé victorien Théa.

   

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