
Depuis près d’une semaine, les robinets restent désespérément secs au centre urbain de Lélouma . Une situation qui bouleverse profondément le quotidien des habitants surtout en cette période de jeûne. Ils sont contraints de multiplier les stratégies pour trouver de l’eau, devenue beaucoup plus précieuse.
Dès les premières heures de la journée, des attroupements se forment autour des rares points d’eau encore fonctionnels. Bidons jaunes, seaux et bassines s’entassent au sol, chacun attendant patiemment son tour.

D’autres encore sollicitent le service des motos taxis et des tricycles pour s’en approvisionner depuis la rivière et depuis chez certains particuliers.
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« Actuellement nous souffrons beaucoup de la pénurie d’eau à la pompe. Ici au niveau de la mosquée, l’eau est énormément utilisée. Surtout en cette période de ramadan. (…). Nous avons ici une réserve de 120 bidons que nous remplissons presque de façon quotidienne. (…). Nous utilisons les tricycles pour aller les remplir à la rivière Lélou. Ça nous fait plusieurs allers-retours par jour. Et le coût est vraiment très élevé. C’est pourquoi nous sollicitons de l’aide pour un retour normal de l’eau à la pompe. », plaide Alhassane Diallo le gestionnaire de la mosquée du marché central de Lélouma.
Si les autorités évoquent des difficultés techniques, sur le terrain l’impatience grandit. Les habitants espèrent un retour rapide de l’approvisionnement normal, afin de retrouver un quotidien moins éprouvant.
Faut-il rappeler que des citoyens disent en avoir marre de ces pénuries à répétition pendant qu’ils s’acquittent mensuellement et régulièrement de leurs factures.

