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TPI de Mamou : des lourdes peines contre des auteurs de viol

Les audiences criminelles ont repris ce mercredi 28 juillet au Tribunal de première instance de Mamou. Audiences marquées par le jugement de  de plusieurs affaires de viol, dont les présumés auteurs ont écopé de lourdes peines, a-t-on constaté sur place.

Le premier dossier concerne Sâa Camara, un jeune âgé de 21ans inculpé pour « viol et séquestration » sur une fille de 14 ans. L’accusé a rejeté les faits portés contre lui. Les faits remontent au mois de février dernier à Salliya dans la sous préfecture de Tolo. La victime, devant la barre, a expliqué que c’était lorsqu’elle est allée prendre son téléphone dans les mains de Sâa Camara, qu’elle a été séquestrée et violée par l’intéressé pendant trois jours.

A la question du procureur  »pourquoi elle n’a pas crié lorsqu’elle a été enfermée dans la chambre pour alerter le voisinage? » La victime répond qu’elle n’a pas simplement crié.

Enfin, elle a annoncé avoir pardonné son bourreau. Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public a requis la peine de 10 ans de réclusion criminelle contre l’accusé.

L’avocat de la défense Maitre Abdoulaye Camara a commencé ses plaidoiries par rejeter le document du certificat médical légal établi à l’hôpital de Mamou, avant de demander la relaxe pur et simple de l’accusé pour faute de preuves.

Dans son verdict, le président du tribunal Sory 2 Tounkara a acquitté l’accusé pour faute de preuves.

Dans la seconde affaire, Alpha Oumar Barry était poursuivi pour « viol suivi de menace » sur une fillette de 13 ans. Les faits se sont déroulés au mois d’avril dernier dans la sous-préfecture de Tolo. L’accusé a nié les faits. Le représentant du ministère public a requis contre l’accusé la peine de 7 ans de réclusion criminelle. L’avocat de la défense a sollicité du tribunal de lui accorder des circonstances atténuantes et de le condamner au temps mis.

Le président du tribunal l’a condamné à 5 ans d’emprisonnement.

Dans la troisième affaire, Mamadou Muslim Bah enseignant de profession a comparu pour répondre aux faits de viol contre une fille de 15 ans résidant dans la concession où il a été recruté pour donner des cours de révision depuis 10 ans. L’accusé a reconnu les faits en expliquant que c’est la fille qui l’a provoqué dans la chambre lorsque ce dernier était en train de rechercher le livre Mamadou et Bineta  » je n’ai pas pu me contrôler lorsque la fille est sortie nue de sa toilette interne. Immédiatement elle s’est j’étais sur moi. C’est comme un esprit qui m’a possédé « , indique-t-il. A la suite de cet acte, la fille a contracté une grossesse.

Le président du tribunal l’a déclaré coupable des faits avant de le condamner à 10 ans d’emprisonnement et au paiement de 5 millions de francs guinéens d’amende.

Dans la quatrième affaire de viol, Mamadou Sada Camara et Mamadou Lamarana BAH ont comparu pour répondre aussi des faits de viol sur une couturière. Le président du tribunal les a reconnu coupables des faits avant de les condamner à 10 ans d’emprisonnement et au paiement de 5 millions de francs guinéens chacun.

Dans une autre affaire, Mamadou Baïlo Condé poursuivi pour « coups et blessures volontaires » ayant entraîné la mort sans intention de la donner sur la personne de Alpha Oumar Diallo. Les faits remontent au mois d’avril dernier sur la route de Soumbalako pendant que les deux conduisent chacun une moto taxi. L’accusé a nié les faits avant d’expliquer que c’est Alpha Oumar qui a quitté son couloir sur la route pour rouler vers lui. C’est ainsi qu’ une dispute éclata entre eux. Alpha Oumar a voulu lui donner un coup avant qu’il ne trébuche et tombe. Ce qui a brisé les os de la victime. Le procureur a requis 5 ans d’emprisonnement contre l’accusé.

Le président du tribunal dans son délibéré, a retenu l’accusé coupable des faits avant de le condamner à 7 ans d’emprisonnement.

Dans la dernière affaire, Mamadou Lamine Diaby, âgé de 40 ans, est poursuivi pour « détention et mise en circulation de fausses monnaies. » Les faits remontent au mois de mai dernier dans le district de Dindo, dans la sous-préfecture de Dounet. L’accusé a reconnu les faits  » je pratiquais le jeux de hasard à Kindia. Mais lorsqu’il m’a été rapporté que la LONAGUI est en train de traquer ceux qui ne sont pas en règle, j’ai changé d’activité. Je me suis lancé dans la vente des bidons. C’est à l’usine Topaz où j’ai vendu des bidons qu’on m’a remis 630 0000 gnf en billets de 20 000 GNF ». En voyage sur Dabola, il me restait 600 000GNF. Arrivé à Dindo j’ai décidé de faire un dépôt car je doutais de la moralité des personnes avec lesquelles je voyageais dans le véhicule. C’est ainsi que le gérant de Orange Money m’a signifié que mon argent était de la fausse monnaie », a-t-il expliqué à la barre.

Aux dires de la victime, l’accusé avait réclamé de lui rendre les billets. Lorsqu’il a constaté l’attroupement autour de lui, l’accusé a pris la fuite pour s’embarquer dans le véhicule. Dans ses réquisitions, le représentant du ministère public en s’appuyant de la bonne foi de l’accusé, a requis contre lui la peine de 3 ans d’emprisonnement et une amende de 5 millions de francs guinéens.

Dans son verdict, le président du tribunal a suivi le ministère public en déclarant l’accusé coupable des faits avant de le condamner à 3 ans d’emprisonnement.

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