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Saisie d’armes à Wanindara : fin de cavale pour Elhadj Abdoulaye Sow (C. Wright)

Il y a un dizaine de jours, l’on procédait à la saisie d’armes de guerre à Wanindara, en banlieue de Conakry. Elle porte sur un fusil de calibre 12 et ses cartouches, une carabine 44, une PMAK, un TT30, avec ses munitions, une petite hache, un couteau de fabrication américaine, une torche-étrangleur, selon le procès verbal rédigé par l’huissier qui a conduit l’opération. (Image d’archives)

Sur la démarche ayant conduit à cette découverte ce lundi 28 mars 2022, le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry qu’il a été signé une réquisition dans le cadre de l’exécution d’une décision de justice à la requête de M. Abdoulaye Diallo, commerçant résident au Libéria, domicilié au quartier Kissosso, lequel avait requis de Me Laye Terna Samoura et Ouo Ouo Kpoghomou l’obtention d’une réquisition auprès du Parquet général de l’exécution d’une décision de justice.

« La demande est passée devant la commission, nous l’avons signée. L’huissier part sur le terrain, pour exécuter. A sa grande surprise, il retrouve dans la chambre de l’épouse de M. Abdoulaye Sow un fusil de calibre 12 et ses cartouches, une carabine 44, une PMAK, (un) TT30, avec ses munitions, une petite hache, un couteau de fabrication américaine, une torche-étrangleur. Voici le procès verbal de l’huissier qui nous a été communiqué », a expliqué d’emblée Charles Wright.

« Le monsieur, ayant compris qu’il y a eu découverte d’armes à son domicile, a pris l’échelle pour sauter par la fenêtre et prendre la poudre d’escampette. Je suis heureux de vous porter à la connaissance de l’opinion publique qu’il a été arrêté et va être déféré le lundi au parquet de Dixinn pour qu’une information judiciaire soit ouverte. D’où sont venues ces armes ? C’est la grande question. On informera au fur et à mesure l’évolution de cette procédure, en collaboration avec le procureur d’instance », a-t-il poursuivi.

Tout en interdisant aux officiers de police judiciaire de communiquer sur leurs différentes opérations de saisie, Charles Wright semble trouver en cela une sorte de propagande ou de publicité autour de leur travail.

« J’ai dit à la police et à la gendarmerie : vous ne faites pas le travail pour en faire une publicité. Aucun officier de police judiciaire n’est habilité désormais à communiquer, parce que ça devient de la pagaille. Ce n’est pas un trophée de guerre que vous brandissez pour dire que votre service travaille bien », a coupé court le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry.

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