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Revue de presse : « l’opacité sans fin » dans les mines, les violences à Macenta…

L’opacité sans fin dans les Mines, violences ethniques à Macenta, sont entre autres sujets traités cette semaine par les hebdomadaires du pays.

« Une opacité sans fin ! », barre à sa Une Le Lynx du 11 janvier 2020. Le satirique écrit que malgré la croissance notée ces dernières années, l’exploitation de nos mines s’opère dans un océan de magouilles. De l’attribution des marchés publics à la gestion des revenus miniers. « Peut-on affirmer que les mines guinée-haines sont bradées ? Ce secteur a connu la plus grande croissance ces 10 dernières années. Entre les conditions floues d’attribution des permis et la gestion opaque des recettes minières par des administrateurs publics, les retombées des activités d’exploitation, notamment dans la zone de Boké, tardent à se faire sentir, au grand dam des populations qui subissent les impacts de l’extraction et du transport des minerais », écrit le Le Lynx dans une enquête. Le satirique indique que la situation n’est pas nouvelle. « De l’attribution des marchés publics à la gestion des revenus miniers en passant par la sous-traitance, tout baigne dans un océan de magouille des années », écrit le journal qui, citant le ministère des Mines et de la Géologie, signale qu’en 2011, l’assainissement du cadastre a permis le retrait de plus de 8 000 permis minier. « Ce nombre a mis à nu l’incurie qui s’était enracinée dans le secteur », écrit Le Lynx.

« Guinée/Violences ethniques à Macenta : c’est l’arbre qui cache la forêt », titre à sa Une La Lance. Le journal commence par rappeler que depuis plus de 30 ans, la Guinée Forestière est un foyer de tension permanent secoué par des tensions récurrentes, exacerbées par l’accroissement de la pauvreté, la non résolution de la question foncière, les discours haineux des politiciens médiocres. Et les guerres dans les pays voisins (Libéria, Sierra Leone, Côte d’Ivoire) qui ont impacté durement sur la cohabitation entre les habitants de la Région. Le journal signale que les causes de ces conflits sont multiples ; elles sont endogènes (mal gouvernance et corruption…) et exogènes (apparition de réfugiés venus des pays frontaliers). « Devant les menaces d’implosion sociale, des études avaient été faites pour faire le diagnostic de la situation et proposer aux autorités en charge de la gestion du pays des pistes de solutions », rappelle le journal. Et selon La Lance, toutes (ces études) demandent le dialogue et la concertation pour y remédier. Malheureusement, note l’hebdomadaire, l’Etat guinéen, inconscient de l’immense chance que lui offre son peuple, « continue sa guerre contre les ethnies en aggravant les brutalités, y compris et surtout verbales, et l’exclusion, la discrimination…»

Sur les violences à Macenta, Le Lynx accuse Oyé Guilavogui, le ministre de l’Environnement, d’attiser le feu. « Ancien du PDG, ancien bagnard de l’hôtel cinq étoiles de Coronthie, Oyé attise le feu dans une région où le potentiel de conflits reste élevé », écrit le satirique.

« Violences au sud du pays / L’Etat appelé à sauver Macenta », titre pour sa part Le Populaire. « Les violences intercommunautaires ont fait au moins 22 morts dans cette localité du Sud. L’Etat, devant créer un environnement et de sécurité pour tous les habitants du pays, est appelé à mettre fin à la discorde fratricide à l’origine de ces événements meurtriers », écrit Le Populaire.

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