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Revue de presse : Chérif Bah & Cie  « semi-libres », entre « Raison médicale et raison d’Etat ! »

Cette semaine, Le Lynx est revenu sur la libération de Chérif Bah, Ousmane Gaoual, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah de l’UFDG. De son côté, La Lance a écrit sur la trêve électorale. Lisez notre revue de presse.

« Raison médicale et raison d’Etat ! », barre Le Lynx à la Une de son numéro 1527 du 19 juillet dernier. L’hebdomadaire écrit qu’« après quatre mois de gnouf, quatre cadors de l’UFDG ont été semi-élargis. Pour des raisons de santé. Le dirlo de l’Administration pénitentiaire a signé la décision ». Le satirique indique que la décision est diversement appréciée. Cette libération  a provoqué de la réjouissance dans les familles biologique et politique de Chérif Bah, Ousmane Gaoual, Cellou Baldé et Abdoulaye Bah. « Je me réjouis pour les collaborateurs qui vont retrouver la chaleur de la vie familiale et continuer à se soigner à domicile. Mais il ne faut jamais oublier qu’ils sont innocents tout comme beaucoup de leurs camarades tels qu’Etienne Soropogui, Foniké Mengué et Ismaël Condé croupissent en prison depuis plus de huit mois, ainsi que Kéamou Bogola Haba, déféré (vendredi 16 juillet) à la Maison centrale », a réagi Cellou Dalein Diallo, président de l’UFDG, cité par le satirique.  Sekou Koundouno du FNDC parle d’une « excellente nouvelle pour les intéressés et leurs proches ». Cependant, il attire l’attention sur le caractère politique du dossier et décèle des incohérences juridiques de la mesure.

«Trêve électorale en Guinée/ Le temps d’avoir un fichier propre ! », titre le La Lance. Le journal rappelle que depuis le 18 octobre 2020, la Guinée est en trêve électorale – jusqu’en juin 2023 –, après dix ans de péripéties. De 2010 à 2020, toutes les crises politiques étaient liées à l’organisation soit des élections  présidentielles (2015 et 2020), législatives (2013 et 2020) et locales ou communales (2018). Le fichier électoral était le nœud gordien de toutes ces crises. « La CENI, ce machin qui organise ces élections électorales n’a jamais respecté l’article 17 du Code électoral  qui stipule : ‘’ la période de révision des listes électorales est fixée du 1er octobre au 31 décembre de chaque année.’’ De tout temps, elle utilise l’article 18 du même code qui dit : ‘’ en cas d’établissement ou de révision, à titre exceptionnel, des listes électorales, les dates d’ouverture et de clôture de la période d’établissement ou de révision, à titre exceptionnel, des listes électorales, les dates d’ouverture et de clôture de la période d’établissement ou de révision sont fixées par décision du Président de la CENI, dans un délai raisonnable, avant la convocation du corps électoral par le Président de la République ‘’. Sauf que le raisonnable n’a jamais fait consensus au sein de la classe politique », écrit le journal… Pour La Lance, la CENI devrait mettre à profit cette trêve pour faire une révision ordinaire du fichier dont on a tant fait parler hors de nos frontières.

« L’opposition ‘’ constructive ‘’ en déconstruction ? » S’interroge Le Lynx à travers la plume de l’ancien bâtonnier Mohamed Traoré. L’avocat qu’au lendemain des élections nationales de 2020, un groupe de partis politiques se disant de l’opposition constructive a exprimé son intention de faire désormais la politique « autrement » par opposition à d’autres qu’il considère, à mots couverts, comme des fauteurs de troubles… Faisant un bilan à mi-parcours de cette opposition, Le Lynx se demande qu’est-ce que cette opposition a pu obtenir du pouvoir par le biais de sa stratégie consistant à s’opposer autrement. En tout cas, constate le satirique, la dérive hégémonique du pouvoir dans l’espace politique reste toujours marquée, les libertés individuelles sont de plus en plus bafouées…

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