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Référendum : Alpha Condé ou l’art d’enfoncer des portes ouvertes

Le chef de l’Etat continue de jouer les VRP, dans le cadre de la vulgarisation de  son projet de référendum auprès des couches féminines, notamment. Pourtant, dans ses différentes sorties, Alpha Condé ne fait en réalité, qu’enfoncer des portes ouvertes.

Rompu dans l’art du sophisme, le chef de l’Etat fait croire à la gente féminine qu’elle ne trouvera son salut que dans l’adoption de la nouvelle constitution.

Le chef de l’Etat a remis ça le 08 mars dernier à l’occasion de la fête internationale de la femme. Profitant de cette tribune, Alpha Condé a fait miroiter à ces  femmes fortement mobilisées, de promouvoir les droits de la femme guinéenne.

Il dit avoir prévu dans ce sens, la mise en œuvre de la parité homme-femme. Mettant un accent sur la lutte contre les violences faites aux femmes, qui passerait  par  l’interdiction des mutilations génitales féminines dont l’excision et les mariages forcés.

La cerise sur le gâteau fut la nomination de la première femme au grade de général, que le président a vantée devant l’auditoire. L’heureuse élu Mme M’Mahawa Sylla, secrétaire générale du comité national de la défense, a servi au sein du système des Nations Unies en Côte d’Ivoire.

En résumé, le président de la République a déclaré lors de cette célébration, et comme il le fait partout où il bat campagne, que l’objectif principal de la nouvelle constitution est d’envelopper la femme guinéenne dans un cocon, afin que rien de mauvais ne lui arrive.

Il conviendrait de rappeler que notre pays n’aura pas attendu l’adoption de cette constitution controversée pour mettre en place une législature en matière de protection de l’enfant et de la femme.

Ainsi la loi guinéenne, à travers « le Code de l’enfant guinéen (loi L/2008/011/AN du 19 août 2008, stipule que: «sous réserve des dispositions du Code pénal, les actes attentatoires aux droits en matière de santé sexuelle seront incriminés et pénalement réprimés. Il s’agit notamment de : -Toutes les formes de violences et particulièrement celles dont les femmes et les enfants sont victimes en général. – Toutes les mutilations génitales féminines et la pédophilie en particulier.»

Concernant le mariage forcé, la législation guinéenne fixe ‘’l’âge légal du mariage à 17 ans au moins pour les femmes, et 18 ans pour les hommes.’’ Une loi qui, dans les faits est certes rarement appliquée. Mais qui existe tout de même.

En tout état de cause, les détracteurs du pouvoir qualifient ces différentes promesses lénifiantes du président, d’écran de fumée, visant à  alpaguer l’électorat féminin non averti.

Ils ne manquent pas de rappeler que depuis l’avènement de la troisième république, les textes de lois souffrent dans leur application. Les vieilles habitudes ayant la vie dure dans notre pays, tout porterait à croire donc que l’adoption d’une nouvelle constitution ne nous fera pas avancer en matière de promotion des droits et libertés.

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