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Un 3ème bateau «guinéen» arraisonné: Que se passe-t-il avec le pavillon maritime guinéen?

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Un troisième bateau arraisonné pour “infractions maritimes” et violations d’embargo

Long de 96 mètres, le navire avait quitté Casablanca (Maroc) le 24 février à destination de Saint-Pétersbourg (Russie) lorsque des policiers suédois armés l’ont arraisonné le 6 mars au large de Trelleborg, dans le sud de la Suède.

Selon les autorités, le navire présentait d’importantes défaillances en matière de sécurité. L’équipage était majoritairement russe et l’un de ses membres fait l’objet d’une enquête. D’après les plateformes de suivi maritime, le navire — construit en Russie — fait route vers le port de Saint-Pétersbourg et devrait y arriver le 10 mars à 20 h.

« Le navire figure sur la liste des sanctions contre l’Ukraine. Selon nos informations, il aurait servi au transport de céréales volées à l’Ukraine », a déclaré M. Daniel Stenling, chef des opérations par intérim des garde-côtes, lors d’une conférence de presse.

Les autorités guinéennes ont démenti être associées à cette « usurpation de pavillon », mais n’ont pas promis d’engager des poursuites contre ceux qu’elles qualifient de « bandits » maritimes. « La Guinée n’a aucun navire qui évolue sous pavillon guinéen à l’international. Donc, nous n’avons pas de bateau dans les eaux maritimes internationales », a déclaré le directeur de la Marine Marchande, interrogé par Guinéenews.

Toutefois, selon nos informations, ce bateau a mouillé l’ancre courant 2025 au port de Bel Air à Boffa.

Le registre maritime guinéen a été régulièrement impliqué dans des enquêtes concernant des navires tentant de contourner les sanctions. En janvier, c’était le M.T. Bandra (numéro IMO 9250543), puis plus récemment l’Ethera (numéro IMO 9387279), deux navires naviguant sous pavillon guinéen, qui ont été saisis par les autorités américaines et belges respectivement.

Dans plusieurs cas, les autorités européennes et américaines ont découvert :

  • des navires se réclamant de l’immatriculation guinéenne sans autorisation valable ;
  • des certificats d’immatriculation falsifiés ;
  • des agents d’immatriculation délivrant des documents sans vérification centrale.

Face à ces préoccupations, certaines autorités maritimes européennes exercent désormais une surveillance accrue sur les navires battant pavillon guinéen, soupçonnés d’être associés à un réseau d’immatriculation clandestine de bateaux « fantômes ».

Les soupçons de corruption et le manque de transparence dans l’enregistrement et la tenue des registres publics nuisent à la réputation maritime de la Guinée. La question pour les autorités guinéennes est de savoir s’il existe un réseau qui met en danger la crédibilité des bateaux sous pavillon guinéen.

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