
Le concours de recrutement de 6000 enseignants, organisé le samedi 17 octobre 2026 sur toute l’étendue du territoire national par le ministère de la Modernisation de l’Administration et de la Fonction publique, a été marqué à Kankan par de graves irrégularités. Entre questionnaires inadaptés, pages manquantes et sujets non conformes aux spécialités, les candidats crient à l’injustice et interpellent les plus hautes autorités avant la publication des résultats.
« Beaucoup de personnes, notamment celles de l’enseignement franco-arabe, se sont retrouvées avec des questions de l’enseignement général. Imaginez des personnes qui ne maîtrisent pas le français et qui se retrouvent face à des questions conçues pour l’enseignement général. Certains candidats qui devaient recevoir les questionnaires de culture générale et de leur spécialité se sont retrouvés avec des questionnaires de l’enseignement général. Ce n’est que tardivement que la situation a été corrigée », a déploré un candidat, s’exprimant sous anonymat au nom de ses pairs.

« Il y a une forte mobilisation au niveau des candidats pour venir prendre part au concours, mais nous avons constaté un manquement. D’abord, le sujet n’était pas spécifié. En plus, en histoire, il manquait la troisième page sur les quatre pages, et les quatre pages pouvaient faire les 60 questionnaires à répondre. Il y a eu le manquement des questionnaires. On nous a fait comprendre qu’ils tiendront compte de l’absence de cette page au niveau des questionnaires. On a fait ce qu’on pouvait », a expliqué un autre candidat contractuel communal non retenu, également sous couvert d’anonymat.
« Si ces irrégularités ne sont pas prises en compte dans le système de correction, des candidats qui devraient obtenir 20 sur 20 pourraient se retrouver avec 10 ou moins de 10 sur 20. Certains risquent ainsi d’être recalés à cause de ces anomalies », a averti un candidat.
« Il y a quelques petits cas d’anomalie, tels que les candidats qui sont là pour composer pour les épreuves comme franco-arabe se retrouvent dans l’enseignement général. Mais la situation est sous contrôle. Les candidats ont été priés de s’asseoir dans leur salle d’attente patiemment, que les épreuves soient distribuées et les anomalies prises en charge. Et l’effectif, c’est 6702 candidats dans la région de Kankan », avait-elle déclaré.

« Toutes les autorités éducatives de la région de Kankan sont au courant, comme la superviseure. Nous demandons que ces difficultés rencontrées par les candidats soient corrigées pour qu’il y ait un équilibre. Ils avaient promis de prendre en compte [ces anomalies], nous attendons ce que ça va donner. C’est inquiétant, mais nous faisons confiance à l’État et les interpellons au respect du protocole d’accord », a conclu un candidat.
