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Porciculture à Yomou : un secteur en plein essor auprès des jeunes désœuvrés

A Yomou, l’élevage et la commercialisation des porcs sont devenus une activité de seconde vie des jeunes. Nombreux parmi eux, sont ceux qui ont fini ou abandonné les études pour embrasser cette activité devenue, pour eux, génératrice de revenus.

L’élevage artisanal des porcs gagne est en plein expansion à Yomou notamment dans les sous-préfectures où   plusieurs personnes exercent cette activité principalement des jeunes dont l’âge varie entre 20 et 25 ans.

A Bignamou, une sous-préfecture située à 60km de la préfecture de Yomou, certains de ses jeunes éleveurs se sont exprimés au micro du correspondant de Guinéenews pour expliquer les raisons de ce regain d’intérêt pour cette activité.

C’est le cas de Yoakwi Kpoghomou qui n’a guère pu poursuivre les études faute de moyens financier. Celui affirme avoir embrassé cette activité pour subvenir aux besoins sa famille.  « J’ai débuté l’élevage par deux porcs. C’est-à-dire deux petits porcins mâle et femelle à raison de 250.000 fg par tête. Après 5 à 6 mois d’entretien, j’ai pu revendre un porc entre 900 mile et un million fg », a-t-il expliqué.

Pour avoir plus de poids et être mieux structurés dans ce secteur, les jeunes ont décidé de s’organiser en coopératives, a confié Ouo-Ouo Esona. « Nous nous sommes intéressés à cette pratique par manque d’occupation, mais aussi nous avons comblés un vide qui poussait nos parents à se déplacer très souvent vers d’autres localités afin de s’approvisionner en viande à coûts élevés. Nous sommes plus d’une dizaine de personnes évoluant dans ce secteur au sein d’une association dénommée ‘’association des jeunes éleveurs pour le développement de Nawei’’. Malgré notre volonté, nous sommes confrontés à d’énormes difficultés. Par exemple, l’entretien des porcs parce que souvent, ils tombent malades. Pour les soigner, nous faisons envoyer les vétérinaires d’ailleurs. On avait notre vétérinaire mais, il est en déplacement. Au-delà des soins, il y’a des difficultés liées à l’alimentation des porcs qui constitue une véritable préoccupation pour nous.  C’est pourquoi nous demandons aux personnes de bonne volonté, aux ONG de nous venir en aide pour mettre en place un élevage moderne. », a-t-il lancé.

  A en croire le directeur préfectoral de l’élevage, Zézé Onivogui, il existe dans sa juridiction 24 mille 853 porcs. Et quant aux Porciculteurs, il indique que ces derniers sont organisés et encadrés au sein des structures bien connues.

« A l’issue de l’initiative présidentielle, nous avons reçu des porcs. Douze promoteurs ont gagné des porcs mâles et femelles à 500.000fg. Aujourd’hui, l’élevage de ces porcs a donné un bon résultat.  En lieu et place des groupements des éleveurs, on a désormais deux coopératives. Nous avons des étudiants diplômés issus des instituts vétérinaires de Dalaba. La difficulté majeure à laquelle le secteur est confronté, c’est l’alimentation des porcs », a remarqué le directeur préfectoral de l’élevage de Yomou.

A Diécké, c’est le même son de cloche qu’à Bignamou. D’après le chef de poste adjoint d’élevage, Fassou Lamah, il existe 24 porcicultures agréés et suivis dans la localité. Il affirme qu’ils se sont tous investis dans cette activité en raison de la précarité de la vie qu’ils traversent.

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