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Persistance des barrages routiers en Guinée : un pied de nez au CNRD ? (constat)

Une semaine après l’annonce de la suppression de tous les barrages sur les axes routiers de l’intérieur du pays, la rédaction de Guinéenews a, à travers une enquête, procédé à une évaluation de la situation sur certains tronçons.

Si par endroits il n’existe plus de barrière, les policiers ou gendarmes sont toujours présents sur les lieux où ils continuent de faire subir tout un tas de tracasseries aux automobilistes.

Par exemple, sur la route de Coyah, vers la frontière de la Sierra Leone, des agents sont présents au niveau du CNDD. Plus loin, des gendarmes de la brigade mobile y sont installés pour rançonner les usagers. A Farmorya, des agents contrôlent les pièces d’identité aux passagers et procèdent aux fouilles des véhicules.

A Dinguiraye, sur la route de Léro, dans le secteur Diambou, des gendarmes y ont pris position et n’éprouve aucune gêne à extorquer de l’argent aux motards.

A Mandiana, à la sortie de la ville, des policiers sont campés pour soutirer de l’argent aux usagers.

A Koundara, le barrage de Sambaïlo existe toujours.

A Gaoual, les barrages de Kounsitel et Tabaguel n’ont toujours pas été levés.

A Kindia, sur la route de Bangouya, des gendarmes ont placé une corde au niveau de Foroko où ils les rançons réclamées aux motards et automobilistes vont de 5000gnf à 10000gnf pour la simple levée du barrage.

A N’Zérekoré, aux différentes sorties et entrées de la ville, des policiers sont regroupés à Bangoïta en allant à Lola. A Karama puis à Golola 1 vers Dieké, aucun barrage n’est démantelé.

A Siguiri, des policiers tiennent jalousement le barrage à Kourémalé surtout pendant la nuit pour réclamer des pièces puis le prix de la levée du barrage.

A Mali, un barrage mixte est installé à Kakitaré où des forces mixtes faites de policiers, de gardes forestiers, de gendarmes et douaniers manœuvrent activement dans des barrages pour racketter usagers. Des agents par petits groupes de deux à trois personnes se sont installés en rase campagne pour mieux rançonner tous les villageois qui pratiquent ces axes.

Toujours à Mali, des militaires ont installé un barrage à Touba Bagadadji pour le contrôle des pièces d’identité des passagers.

Dans un communiqué rendu public le 19 octobre dernier, le CNRD a décidé de la levée systématique avec effet immédiat de tous les barrages routiers du pays exceptés ceux des frontières. Toutefois, cette décision au regard de ces constats susmentionnés, souffre aujourd’hui de son application au niveau de plusieurs endroits dans le pays.

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