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Participation des opposants à l’investiture d’Alpha Condé: Quelle est la position du PEDN?

Sur les onze candidats alors en concurrence avec Alpha Condé, candidat à sa réélection à la dernière présidentielle, au moins quatre étaient présents à la cérémonie de prestation de serment du président élu. A ceux-ci, il faut ajouter notamment le président du Bloc libéral, Dr Faya Millimouno qui a pourtant mouillé le maillot aux côtés du FNDC pour s’opposer à un projet de troisième mandat pour le chef de l’Etat.

Un paradoxe que l’ancien Premier ministre Lansana Kouyaté juge à sa façon. A propos, le président du PEDN tient tout d’abord à préciser que le Front national pour la défense de la Constitution est un groupe qui se voulait un bloc, et où chaque membre a son parti et ses contradictions.

Concernant spécifiquement Dr Faya Lansana Millimouno, M. Kouyaté dit qu’il est un homme libre de ses décisions. « Comme d’autres, avant lui, ont quitté le navire FNDC, il doit avoir des raisons que personnellement je ne comprendrai point. Faire confiance est difficile, mais chaque homme a ses forces et ses faiblesses. Donc, je ne vais pas trop le commenter, parce que sa décision l’engage », a coupé court le leader du PEDN.

Alors que Dr Faya Millimouno estime que sa présence à cette cérémonie pourrait favoriser un rapprochement des positions ou l’adoucissement des relations entre le pouvoir et l’opposition, Lansana Kouyaté ne le perçoit pas de la sorte.

« Il y a eu combien de dialogues ou combien d’accords signés depuis 2011 ? Si on les réveillait tous, vous allez comprendre quel est le fossé entre les accords obtenus et l’application de ces accords. Je crois qu’on s’amuse avec tout ça. Celui qui a une raison qui n’est pas connue des autres, dit toujours qu’il travaille en faveur de la paix. Or, la paix n’est pas  un mot : c’est une conquête qu’il faut faire. Et que tout le monde ait le même sentiment que nous allons conduire ce peuple au bonheur et à la prospérité », a-t-il enseigné.

Et de conclure en ces termes : « C’est trop facile de dire : ‘ma présence à une investiture’, alors que tu as condamné. Tu n’as pas voulu reconnaître la Constitution qui en a été la cause causale. Tu n’as pas voulu reconnaître l’Assemblée qui en est issue. Tu n’as pas voulu reconnaître le président qui en est issu. Mais quand il s’est agi d’une investiture obtenue elle aussi au forceps, alors, tu veux donner une raison qui est loin de la réalité ».

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