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Matam: Enabel outille une centaine de jeunes à des formations qualifiantes

Lancé le 17 novembre 2020, le cycle d’apprentissage au chantier-école du projet Sanita Villes Propres financé par l’Union européenne, dans les communes de Matam et Dixinn s’est clôturé ce jeudi 27 mai 2021, à Conakry. Pour la commune de Matam, c’est la maison des jeunes de ladite municipalité qui a servi de cadre à cet effet.

C’était en présence des autorités communales, des représentants de l’agence d’exécution Enabel, des ONG, des structures d’ingénierie sociale et des bureaux de contrôle.

Cette initiative a pu être menée à terme grâce à l’implication des partenaires de mise en œuvre, notamment les communes et les services techniques concernés, avec l’accompagnement de la Direction nationale d’aménagement du territoire et de l’urbanisme (Datu).

Plusieurs discours ont ponctué la cérémonie. Dans son allocution de circonstance, la porte-parole des ouvriers-apprenants, après avoir énuméré les différentes thématiques abordées durant les six mois de stage, a indiqué que les connaissances acquises ont considérablement contribué  à accroître le cadre de vie socio-professionnelle des uns et des autres grâce à la formation qualifiante dont ils ont bénéficié.

Poursuivant, Mlle M’mah Camara dira que cela a été  possible grâce aux efforts  et  à  la synergie  d’action  de tous les acteurs  du dispositif  du chantier-école, à  savoir :  l’État, Enabel, West Ingénierie, le Crédit  rural, l’OCPH, le Cabinet YEMEC, ainsi que les entreprises.

« Aujourd’hui, nous sommes disposés et déterminés à poursuivre nos ambitions, afin de contribuer à notre  bien-être socio-professionnel, celui de nos familles et de la nation guinéenne », a-t-elle rassuré.

De son côté, le Program manager Sanita villes propres Enabel a dit que le choix a été porté sur la modalité chantier-école à haute intensité de main d’œuvre en vue de pouvoir véritablement assortir la construction d’une route avec la formation des jeunes qui sont souvent sous qualifiés ou peu qualifiés et qui sont à la recherche de leur avenir.

Ce projet-pilote a porté sur les communes de Dixinn et de Matam. Selon M.Olivier Chanoine, Enabel va travailler très prochainement – et dit-on même dans les semaines qui arrivent – sur Ratoma et Matoto.

« Et nous allons continuer les travaux tant qu’on peut investir dans la jeunesse et investir dans ces routes, on continuera. Nous avons aussi certains chantiers plus spécifiques d’assainissement qui sont en cours et qui doivent encore faire l’objet d’une étude technique nécessaire à une bonne réalisation des infrastructures », a annoncé le Program manager Sanita villes propres Enabel.

Pour sa part, le chef service administratif de la commune de Matam,  représentant le maire de la commune, s’est déclaré satisfait des résultats auquel est parvenu ce projet.

« A ce jour, il y a eu des engagements de part et d’autre. Et je suis témoin de ces engagements. J’ai officié le lancement, le 17 novembre 2020 de ces sessions. Et si j’ai la chance encore de présider la clôture de ces sessions, je ne peux que m’en réjouir », a témoigné M. Aboubacar Camara, tout en rassurant de la gestion efficiente des infrastructures réalisées dans sa commune.

A rappeler qu’au départ, cette formation a été initiée à l’intention de 125 jeunes de Matam. Parmi eux, 117 ont suivi le projet jusqu’à terme. Ainsi, ils ont reçu des attestations de participation.

A propos du projet et du programme Sanita Villes Propres

Le programme Sanita Villes Propres, financé par l’Union européenne et exécuté par l’Agence belge de développement (Enabel), dans le cadre de l’aménagement des infrastructures de gestion des déchets a sélectionné 250 ouvriers-apprenants, dont les jeunes hommes et femmes, pour le développement des aptitudes professionnelles et qualifiantes sur les métiers relatifs à la construction des routes en pavés (terrassement, maçonnerie, ferraillage, bétonnage, pavage, menuiserie-coffrage, entretien, voirie et drainage, etc.).

Les ouvriers-apprenants du chantier-école sélectionnés ont contribué pendant six mois aux travaux de voirie et de drainage dans sept quartiers des communes de Dixinn et de Matam. Ces apprenants ont été outillés pour une meilleure autonomisation. Ils bénéficiaient d’une prime journalière de 35.000 GNF pour leur participation aux travaux et formations.

La clé de répartition des 35.000 GNF était la suivante : 15.000 GNF versés sur le compte d’épargne de ces ouvriers-apprenants et 20.000 GNF payés chaque quinzaine, afin de leur permettre de faire face aux besoins quotidiens. Ces épargnes constituent le capital initial pour les ouvriers-apprenants désireux d’initier des activités générales de revenus à titre individuel ou collectif.

Des formations sur le chantier et en salle ont été priorisées avec le soutien des ONG de coaching et des structures d’ingénierie sociale, ainsi que des entreprises partenaires de mise en œuvre. A l’issue de ces formations, ces apprenants sont en mesure de développer des activités en lien avec la gestion et la valorisation des déchets.

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