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Mamou : 2022, l’année de la déception

L’année 2022 qui vient de s’achever a été l’année de problèmes à Mamou. Insécurité sur les axes routiers, vol de bétail, viol sur mineures et sur personnes âgées, échecs aux examens scolaires, démolition des boutiques et kiosques se sont là entre autres des faits qui ont marqué l’actualité en 2022 à Mamou.  Les coupeurs de route ont encore fait parler d’eux en 2022 à Mamou.

Au lendemain de la prise du pouvoir par le Conseil national du rassemblement pour le développement -Cnrd- le 5 septembre 2021, un ouf de soulagement a envahi les citoyens de la ville carrefour. Le changement à la tête de l’administration locale a suscité un engouement chez les populations pour l’amélioration des conditions de vie. Mais après quelques mois, le rêve s’est transformé en cauchemar chez certains habitants.

La côte de popularité des nouvelles autorités ont baissé lorsque, le 20 avril, la campagne de récupération des domaines du patrimoine bâti et non bâti de l’État fut lancée à Mamou. Pour la première journée, l’opération a consisté à l’identification et au marquage des différents sites.

Les occupants de la zone des chemins de fer (entre la route nationale et le marigot de Kimbely) d’où sont construits des boutiques, kiosques, restaurants ont été sommés de quitter les lieux dans les 48 heures qui suivent.

Lancée en toute pompe sans état d’âme, l’entrée en action de la pelle mécanique a créé de vives émotions chez la population de Mamou. Des citoyens ont observé leurs boutiques rasées ou une partie de leur maison décapitée. Plusieurs boutiques, situées le long de la route nationale, du quartier Madina Scierie au quartier Pétel sur une distance de 8 kilomètres étaient concernées par la démolition.

Ces boutiques démolies représentaient une source importante de recettes pour la mairie de Mamou. Chaque boutique payait par mois à la mairie la somme de 15000 gnf. Donc, c’est une importante manne financière pour la mairie qui s’est envolée.

Pour compenser cette perte, le conseil communal de Mamou, qui avait pris ses distances aux opérations de démolition, a procédé à la signature d’un contrat avec le bureau du syndicat CNTG des conducteurs de mototaxi pour que dorénavant chaque taxi-motard paie mensuellement à la mairie la somme de 15000 gnf.

Dans un décret lu à la télévision nationale dans la nuit du 27 août 2022, plusieurs conseils communaux du pays ont été dissous pour mauvaise gestion et détournement des deniers publics. A Mamou, c’est la commune urbaine, la commune rurale de Konkouré et celle de Ourekaba qui ont été concernées. Les mis en cause disent ne se reprocher de rien.

A la mairie de Mamou, Elhadj Amadou Tidiane Diallo, le maire de la commune, déçu informe «depuis deux ans, nous n’avons reçu aucune mission d’inspection. Ce dont nous sommes accusés ne se justifie pas».

Dans le même décret, il est demandé au ministère de l’Administration du territoire et de la Décentralisation d’y installer des délégations spéciales.

Des résultats catastrophiques aux examens scolaires

A l’instar des autres préfectures du pays, Mamou a enregistré aussi un taux d’échecs sans précédent aux différents examens nationaux. La preuve au niveau du CEE 347 admis sur 6474 inscrits. BEPC 197 admis sur 2463. BAC 60 admis sur 695 inscrits pour toutes options confondues.

En dépit des dispositions prises afin de rendre nos routes plus sûres pour les usagers, les braquages se sont multipliés en 2022 à Mamou. Les braqueurs, pour soustraire les biens, n’hésitent pas de tirer sur leurs victimes.

Un véhicule de transport en commun en provenance de Labé pour Conakry, a été attaqué par des individus armés dans la nuit du dimanche au lundi 7 février à Gouba, localité située à une vingtaine de kilomètres de Mamou. Deux passagers touchés par balles ont perdu la vie.

Le vendredi 18 février au quartier Petel. Ibrahima Sory de la vingtaine, a reçu une balle dans le pied droit pour avoir résisté à un braqueur.

Le blessé a été transporté d’urgence à l’hôpital où une foule de taxi-motards avait envahi les lieux en signe de solidarité à la victime. Cette fois-ci, la moto de la victime a été récupérée grâce au courage d’un autre taxi-motard.

Dans un autre braquage, la nuit du lundi à mardi 8 mars dans la localité de Bafing, un motard a été attaqué par deux jeunes munis d’une hache. En voulant retirer sa moto, ils l’ont donné un coup de hache à la tête. La victime s’est aussi accrochée à l’un pour l’empêcher de fuir. Le second a pris la moto en abandonnant son complice sur les lieux.

Le lendemain, les gendarmes ont poursuivi les enquêtes pour retrouver le fuyard dans le quartier Petel. une perquisition chez Ousmane Sow a permis de retrouver plusieurs objets servant à commettre leurs forfaitures dans la chambre. Une arme de guerre PMAK, une boîte-chargeur, 7 cartouches de calibre 12 ; 23 munitions, 13 paires de ciseaux, 6 tournevis, des talismans, du sel, des cordes et du chanvre indien.

Avec les multiples interpellations des présumés braqueurs, les usagers de la route ont vécu un ouf de soulagement jusqu’au mois de juillet où le magasin de stockage des scellés du TPI de Mamou a été cambriolé.

Malgré la présence des agents de garde au tribunal de première instance de Mamou, la porte du magasin a été défoncée par des inconnus. Plusieurs objets dont des fusils ont été emportés. L’information a été portée à la presse le mercredi 13 juillet par le procureur.

Ce magasin sert de stockage des quantités de drogues (chanvre indien), des fusils PMAK saisis sur des braqueurs de route, des armes blanches qui ont servi dans la commission des crimes.

Après quelques mois de trêve, les braquages sur les axes routiers de Mamou ont repris. Dans la nuit du dimanche à lundi 22 août dans la sous-préfecture de Ourékaba un véhicule transportant de la marchandise de Bantamaya pour Mamou a été la cible d’un braquage. Les victimes ont été dépouillées de leurs téléphones et de l’argent.

Si dans le passé, les attaques sur les routes se perpetraient pendant la nuit, le mercredi 31 août à 11h30, des passagers en provenance de Conakry ont été braqués par des inconnus armés à Hoolo, à une dizaine de kilomètres de Mamou.

Selon les informations, les victimes ont perdu des centaines de millions et des téléphones. Cette attaque a été très surprenante, car elle s’est produite en pleine journée sur une route nationale très fréquentée et à trois kilomètres d’un check point de la gendarmerie routière.

Le dimanche 4 septembre à 10 kilomètres de la ville de Mamou. C’est un vendeur de bétail seul sur sa moto qui a été attaqué le matin. La victime a perdu 16 millions de francs.

A Tamagaly, dans la sous préfecture de Konkouré, située à une trentaine de kilomètres de la ville de Mamou, le lundi 14 novembre. C’est un véhicule de transport public en partance pour Conakry qui a été braqué. Un individu soupçonné être l’auteur de cette attaque a été interpellé et déposé à la gendarmerie.

Dans cette même localité, le chef de poste de la gendarmerie avait été arrêté à cause d’un soupçon de braquage contre des usagers de la route. Cette affaire avait fait des bruits dans la localité.

Malgré les multiples sollicitations de la presse locale, les autorités compétentes (police et parquet) n’ont pas voulu commenter cette affaire. Seulement une équipe mixte composée de gendarmes et des policiers avait été chargée de mener les enquêtes. Depuis, rien n’a filtré.

Le mardi 13 décembre dans la sous préfecture de Dounet plus précisément à Dindo. C’est un véhicule de transport public en provenance de Dinguiraye pour Conakry qui a été attaqué par des coupeurs des de route. Le bilan fait état d’un bébé tué, une femme blessée par balle et plusieurs biens emportés.

Le samedi 30 décembre, ce sont des vendeurs de bétail en provenance de Conakry pour le marché hebdomadaire de Dogomet qui ont été attaqué aux environs de 17h à la rentrée de Timbo. Selon les informations, une centaine de millions ont été emportés. Soupçonné, le conducteur a été interpellé pour des fins d’enquêtes.

Les stratégies utilisées par les agents de la sécurité pour traquer ces malfrats ne fonctionnent toujours pas. Les populations sont restées sur leur faim quant aux enquêtes ouvertes sur le cas du chef de poste de gendarmerie de Tamagaly et le cas du cambriolage du magasin des scellés du tribunal de Mamou.

EN 2022, les viols n’ont pas connu de répit malgré les campagnes de sensibilisation

Le lundi 8 mai dans le district de Hajji, dans la sous-préfecture de Dounet à une quarantaine de kilomètres de la ville de Mamou. Une femme de la cinquantaine a été surprise par Mamadou Alimou un jeune garçon de 25 ans dans sa chambre. Il l’a violé avant de se faire interpeller par les voisins.

Les agents de l’OPROGEM du commissariat de Mamou furent saisis. C’est ainsi que le bourreau a été interpellé et déposé à la police. Cette dame, mère de plusieurs enfants dont des filles mariées, fut transportée à l’hôpital de Mamou pour des soins.

Dans la nuit du dimanche au lundi 22 août dans le quartier Koumi, en périphérie de la ville de Mamou. Une fille âgée d’une dizaine d’années a été séquestrée et violée par un taxi-motard et son ami durant toute la nuit. Elle avait déplacé ce taxi-motard du centre ville pour Bowal wannoun.

Dans ce même quartier, au mois de décembre, un jeune âgé d’une vingtaine d’années est accusé d’avoir violé une mère de famille sourde-muette. Après l’éclatement de cette affaire, les familles se sont retrouvées pour dissuader les parties à arranger le problème à l’amiable. Mais, le lendemain, les services de sécurité informés, sont partis cueillir le présumé auteur.

Le 20 décembre, le procès des présumés auteurs de viol a ouvert au tribunal de Mamou. Mamadou Alimou Diallo, Poursuivi pour viol sur la vielle à Soumbalako, a reconnu les faits. Il a soutenu avoir agi sous l’effet de l’alcool.

Pour la répression, le président du tribunal a retenu l’accusé dans les liens de la culpabilité et l’a condamné à la peine de 10 ans de réclusion criminelle dont 5 ans de période de sûreté.

Dans le second dossier, Ousmane Diallo dit Koulbi, 23 ans, mécanicien, était aussi poursuivi pour viol sur une fille de 12 ans. Les faits se sont produits à Bantanko dans la sous préfecture de Porédaka courant juin.

Malgré le désistement de la partie civile, le président du tribunal lui a condamné à la peine de 10 ans de réclusion criminelle dont 5 ans de période de sûreté.

Thierno Ibrahima Baldé, en fuite, était poursuivi pour viol, il a été condamné par défaut à 10 ans de réclusion criminelle et décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience.

Mamadou Lamarana Diallo, en fuite, est poursuivi pour tentative de viol. il a été condamné par défaut à 10 ans de réclusion criminelle et décerne mandat d’arrêt contre lui à l’audience.

Mamadou Alimou Barry, poursuivi pour viol sur une mineure de 8 ans. Dans ses plaidoiries, la défense a plaidé coupable avant de demander des circonstances atténuantes pour l’accusé. Il a été condamné à 10 ans de réclusion criminelle dont une période de sûreté de 3 ans.

Boubacar Kanté, poursuivi pour viol sur mineure. il a été condamné à 10 ans pour une période de sûreté de 2 ans.

Baba Alimou Diallo, poursuivi pour viol sur mineur, le président du tribunal lui a renvoyé des fins de la poursuite pour délit non constitué et a ordonné sa mise en liberté immédiate après 9 mois de détention.

Depuis le début l’année2022, les éleveurs de Mamou particulièrement ceux de la sous préfecture de Soya sont victimes de multiples vols de bétail.  Si avant les voleurs convoyaient à pieds l’animal volé, désormais ils ont trouvé une nouvelle technique de soustraction du bétail. L’utilisation de voiture où l’animal volé est enfermé dans le coffre à bagages.

Le lundi 24 janvier dans la sous préfecture de Soya. Des voleurs de bétail transportant un bœuf dans une voiture Peugeot immatriculé RC 3474 BA ont été appréhendés mais malheureusement pour les agents de la patrouille, les occupants du véhicule se sont échappés en abandonnant les objets sur les lieux. Il a été retrouvé dans le véhicule un fusil et un bœuf qui ont été déposés au sein bataillon autonome de Mamou.

Le mardi 1er février à Kourbon dans le district de Berteya à Soya. Traqués, des voleurs de bétail ont abandonné la voiture avant de disparaitre dans la nature.

Des bœufs volés dans la sous préfecture de Dounet, ont été retrouvés à Somidaro dans la sous préfecture de Soya. Les voleurs profitent de la saison sèche pour soustraire les bœufs en divagation dans la brousse pour les vendre aux marchés hebdomadaires. Un récalcitrant Ibrahima Sow dit Babaen Peredjo, la soixantaine,  a été interpellé dans la brousse avec trois bœufs volés.

Pour éviter d’être traduit à Mamou, le présumé voleur a engagé une négociation pour régler l’affaire à l’amiable.

Face au refus de dénoncer ses complices, le présumé a été transféré à la gendarmerie de Mamou. A sa déposition, le vieux a fait une volte-face en niant les faits. Jugé au tribunal de première instance de Mamou, il a écopé de 5 ans d’emprisonnement. Ainsi, il a relevé appel de la décision. Le dossier est en examen à la cour d’appel de Conakry.

Une tentative de vol de bétail à échoué grâce à implication de l’équipe de surveillance à Soya. Une fusillade a éclaté entre les deux groupes entraînant la libération des bœufs volés.

Qui pourrait être derrière ces actions ? Un citoyen de la localité a eu le courage de dénoncer le cerveau des voleurs de bétail et qui pourrait être le cerveau des coupeurs de route à Mamou.

Au tribunal de première instance de Mamou, le mardi 2 août, le citoyen qui avait osé dénoncer sur les ondes de Bolivar les présumés voleurs de bétail, a comparu à la barre pour des faits de « diffamations et menaces » contre Bailo Herico et Mamadou Totiko Barry, tous âgés de plus de 60 ans.

Le mis en cause a soutenu être l’auteur de l’intervention à la radio et dit haut et fort que Bailo Heriko est un receleur des bœufs volés par Ibrahima Sow. En affirmant cela, Souleymane ajoute qu’il savait qu’il allait se retrouver à la barre. Il a affirmé disposer des preuves contre les plaignants « Bailo Heriko a plusieurs fois été jugé et condamné au TPI de Mamou. Aussi Mamadou Totiko a reçu une balle au pied au cours d’une opération de vol de bétail« .

Dans les plaidoiries de la partie civile soutenue par l’avocat maître Abdoulaye Keita, il a demandé de condamner Souleymane à la prison ferme et au paiement de 15 millions GNF à la partie civile pour tous préjudices subis.

Souleymane Kouyaté, le procureur, dans ses réquisitions a souligné que parler à la radio et diffamer font deux. Dire ce qui est sur une personne ou son comportement ne constitue nullement de la diffamation. Il a demandé au président du tribunal la relaxe de Souleymane et de rejeter le paiement des 15 millions.

Oumar Diallo, le président du tribunal, avait condamné Souleymane au paiement des dommages intérêts à la partie civile.

Le mercredi 30 novembre matin, à Thiagui en périphérie de la commune urbaine de Mamou, un véhicule KIA de couleur rouge, immatriculé AB 9708, transportant des bœufs volés avait été abandonné au bord de la nouvelle contournante en construction.

Mamou est devenu la plaque tournante du trafic du chanvre indien à l’intérieur du pays. Des quantités de drogue acheminées à partir de la Sierra Leone sont souvent saisies dans les localités de Berteya, Soya et Farenta.

Le dernier coup réussi par les agents de la sécurité, c’est cette grosse prise au quartier Petel dans la commune urbaine de Mamou. C’est plus de 1 200 kilogrammes qui ont été retrouvés dans le domicile d’un citoyen avec 5 véhicules et 3 motos servant pour le trafic de cette substance prohibée.

Le propriétaire Amadou Konaté dit « Ivoirien » et son complice Mamadou Bhoyi Sow se sont échappés. Le président avait ordonné la confiscation au compte de l’État de l’ensemble des engins roulants. Il s’agit d’une Nissan Pathfinder rouge immatriculée RC 9270 AN. D’un véhicule Mazda grise RC2210 AN, d’une Mitsubishi RC 7672 AY, une Peugeot 806, et une Mazda Premacy RC4529 AX. Et enfin trois motos non immatriculées.

Pour la répression contre les trafiquants, Oumar Diallo, le président du tribunal a condamné Amadou Konaté et Mamadou Bhoyi Sow à « 5 ans de prison ferme et au paiement de 30 millions de francs guinéens » d’amende. Il a décerné un mandat d’arrêt contre eux.

Les faits divers, on en a encore vécu en 2022 à Mamou

Les multiples appels au respect des droits des femmes et la lutte contre les violences basées sur le genre incitent certaines d’agresser leur époux à la moindre occasion. A Mamou, les cas n’en finissent pas où les épouses, à l’aide de couteau, menacent leur mari.

Ce sont des faits qui dépassent l’entendement de l’etre humain qui ont été enregistré en 2022. Mardi 1er mars dernier, au cours d’une altercation, une femme à l’aide d’un couteau, a gravement blessé les testicules de son mari. Les faits se sont produits au quartier Petel dans la commune urbaine.

Depuis, elle a pris la poudre d’escampette avec ses enfants. Et finalement après trois semaines de cavale, Mariama puisque c’est d’elle qu’il s’agit, a été interpellée à Labé par la police lorsqu’elle s’apprêtait à rejoindre le Sénégal.

Le procès, programmé au tribunal de première instance de Labé (TPI) pour le mardi 22 mars. Mais, son mari n’a pas souhaité attendre ce procès, il a disparu avec les enfants.

Dans la sous préfecture de Ourekaba plus précisément dans le district de Bantamaya à une soixante de kilomètres de la ville de Mamou, deux enfants d’une même famille ont péri le samedi 5 mars dans une noyade dans la rivière de Pencely.

Au quartier Tambassa dans la commune urbaine de Mamou. Un chien domestique s’est attaqué à une fille qui, dans la débandade, a été mortellement percutée par un motard de passage.

L’accident a plongé les citoyens du quartier dans l’émoi. Certains jeunes furieux ont voulu s’attaquer au domicile où le chien est domestiqué.

A Soumbalako Tokossoré, le vieux Thierno Mamadou Djouldé Bah âgé de 86 ans a perdu la vie dans les flammes de son champ dans la sous préfecture de Tolo à une trentaine de kilomètres de la ville de Mamou.

Le dimanche 29 mai, un jeune étudiant de l’Institut supérieur de technologie de Mamou s’est noyé dans la retenue d’eau de Bafing d’une profondeur de 12 mètres.

Une femme est décédée après avoir reçu une décharge électrique de la foudre, le samedi 4 juin, à Thiankoye Garankela sur la route du marché hebdomadaire de Saramoussaya, une localité située à plus de 80 kilomètres de la ville de Mamou. La victime s’était abritée sous un arbre en compagnie de ses enfants. En plus du décès, le drame aura fait aussi  deux blessés.

Le mardi 5 juillet dans le village Folèkôma dans la sous préfecture de Timbo à une soixantaine de kilomètres de la ville de la Mamou. Bademba Camara, un père de famille âgé de plus de 50 ans, a tiré un coup de fusil sur les membres inférieurs de son épouse Aïssatou Doumbouya. Il avait accusé sa femme de l’avoir volé 500 mille GNF.

Les vagues de pluies à Mamou en 2022 ont fait de victimes et des dégâts matériels importants dans les sous préfectures.

Dans la sous préfecture de Kegneko, une tornade a balayé la localité. Plusieurs bâtiments ont été décoiffés dont des écoles. Toujours dans la même nuit, à Gongoret, la foudre a tué une femme en état de famille avancé.

Dans la sous préfecture de Konkouré, c’est une nourrice qui a perdu la vie avec son bébé dans une noyade. Les corps ont été retrouvés et inhumés au bord du cours d’eau.

A Bhoulli dans la sous préfecture de Soyah à une dizaine de kilomètres de la ville de Mamou.  Mody Hassan âgé d’une soixantaine d’années a été pris au piège par la corde qui sert d’attache de sa vache. Il est décédé par la suite. La vache a servi de sacrifice à l’occasion de ses obsèques.

Sports

Les amoureux du cuir rond de la ville carrefour qui avaient été sevrés de la compétition inter quartiers depuis des années ont renoué en 2022 avec ce tournoi. Après plusieurs jours de compétition, le tournoi s’est mal terminé avec un bilan d’un mort.

Après trois semaines de compétition, la finale du tournoi de football inter quartiers de Mamou s’est jouée le lundi 11 juillet au stade de la ville carrefour. Cette finale a opposé l’équipe du quartier Boulbinet à celle de Petel. Le match a été interrompu à quelques minutes de la fin par des jets de pierres. Boulbinet menait sur le score de 2 buts contre 1.

Ces jets de pierres ont commencé lorsqu’un supporter est descendu sur la pelouse pour prendre des selfies avec un joueur. Cette attitude a irrité les supporters du camp adverse. Il sera poursuivi et roué de coups sur la pelouse.

Les agents de la sécurité déployés sur les lieux ont préféré y quitter. Les officiels (les autorités locales) aussi ont pris la poudre d’escampette pour se sauver.

Quatre personnes ont été blessées par les pierres. Un enfant d’une dizaine d’années succombera à l’hôpital où il a été admis d’urgence par les agents de la croix rouge.

L’organisation du tournoi de football inter quartiers de Mamou a été reprise cette année après une dizaine d’années d’interruption.

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