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Maaté Kéita des « 3 go » de Kotéba : son recrutement, parcours, ses amertumes et la sortie prochaine de son single

Thérèse Keita à l’état civil, Maaté Keita, nom d’artiste, musicienne, comédienne, actrice de cinéma, formatrice est la directrice de la compagnie dénommée ‘ »Ka wa nièfè » (qui signifie aller de l’avant). Elle faisait partie de l’ensemble Kotéba et précisément des ‘’3 go’’ de Kotéba. Maaté Keita est née le 4 juillet 1967 en Côte d’ivoire. Guinéo-Ivoirienne, de père Guinéen et de mère bété, elle est la fille de Mamadou et de Gaoudy Delphine. Mariée, elle est mère de 2 filles.

Pour son cursus scolaire abordé, elle en fait une pouffée de rires. Ce fut une surprise pour nous d’apprendre, qu’elle était autodidacte, et qu’elle n’est jamais allée à l’école. A 13 ans et demi, elle a tout appris au sein de l’ensemble ‘’Kotéba’’ par le biais de feu Souleymane Koly.

Elle explique les raisons de sa non scolarisation dues à des problèmes familiaux et précisément le divorce advenu entre ses parents à bas âge. Le Papa quitta la mère et laissa l’éducation de la petite Maaté Keita aux mains de Madame Gaudy Delphine.

Cette autre ou première ‘’Go’’ de l’ensemble ‘’Kotéba’’ de feu Souleymane Koly a passé, dit-elle, une enfance très douloureuse. Votre site électronique Guineenews a rencontré la musicienne, comédienne, actrice de cinéma, formatrice et directrice de la compagnie dénommée « Ka wa nièfè » à son domicile sis au quartier Kobaya dans la commune de Ratoma.

Guineenews : Comment analphabète, autodidacte avez-vous pu embrasser tous ces métiers de l’art ?

Maaté Keita : je dirais par amour, parce que j’ai senti qu’à travers l’art, je pourrai m’exprimer, ayant vécu une enfance difficile. Assez renfermée à cette époque, la douleur au fond du cœur, il fallait trouver un moyen d’expression pour dénoncer mes maux qui me rongeaient. J’avais cette envie de dénoncer tout le mal vécu pendant ma tendre enfance. J’ai vu et compris que l’art à travers le théâtre, la danse et la musique pouvait apaiser mes peines. Pendant les vacances, comme je n’allais pas à l’école, j’ai appartenu à des groupes de danses, de chant et de théâtre. Le talent étant là et caché et l’envie aidant, je me suis retrouvée dans une troupe privée de chants et de de danses dirigé par un Guinéen du nom de Mamadou Condé. C’est là où j’ai rencontré El hadj Diabaté qui était membre de l’ensemble Kotéba, et qui s’occupait du volet formation. Il était venu pour apprendre à jouer à la Kora auprès du vieux feu Sidiki Diabaté. Je lui ai dit de m’aider à réaliser mon rêve qu’est celui d’intégrer l’ensemble Kotéba de feu Souleymane Koly.

J’ai participé finalement à l’audition qui s‘organisait chaque année pour le recrutement de nouveaux talents. J’ai été recrutée suite à une audition du 2 janvier 1981, pendant laquelle j’étais assez pessimiste. Car, c’est une analphabète qui arrive parmi des intellectuels, des gens qui ont déjà un niveau. Donc, j’avais peu d’espoir de réussite. Finalement, j’ai été recrutée à la grande surprise de ma mère qui me confiera plus tard à feu Souleymane Koly, qui s’occupera à branle le corps et de mon éducation et de ma formation. Le jour de la proclamation du résultat, ce fut pour moi comme si j’étais admise au baccalauréat.

Feu Souleymane Koly est pour moi comme un père, il fut mon mentor. Ma mère s’en voulait pour n’avoir pas pu me scolariser et devant ses faits, il fallait qu’elle accepté mon choix.

Guineenews : dans le choix de ces métiers, avez-vous eu des idoles pour s’inspirer ?

Maaté Kéita : eh oui et j’étais très télé et constamment coachée là et je regardais tout ce qui est culture. Feu Miriam Makéba, elle m’impressionnait beaucoup. Il y a aussi Aicha Koné, Léta M’Boulou qui m’ont épatée et séduite à mon enfance. Ce sont des personnes qui chantaient avec leurs cœurs. Ce n’était pas seulement des belles voix qui sortaient, je ne comprenais pas les langues, je vivais ce qu’elles disaient et j’ai décidé de chanter un jour comme mes idoles. Ce sont des chanteuses qui m’ont inspirée.

Guineenews : racontez-nous vos débuts dans l’ensemble Kotéba ?

Maaté Kéita : ah ! les débuts n’ont pas été faciles et pas du tout facile. Comme je vous l’ai déjà dit, c’est une analphabète qui arrive parmi des jeunes qui étaient beaucoup avancés tant bien dans le théâtre que la danse. Intellectuellement parlant aussi puisque certains avaient au moins le niveau CM2, donc ils savaient lire et écrire et moi non. Et le Kotéba, c‘est la comédie musicale, c’est-à-dire le théâtre, la danse et le chant. La danse et le chant, je m’en sortais mais côté théâtre c’était compliqué pour moi. Donc, Souleymane Koly ayant vu cette volonté de réussir, cette volonté de faire, d’y arriver, il m’a acheté un dictaphone et il me dit « on partagera les textes, tu prendras tes brochures, tu vas vers tes aînés, ils vont te les lire, tu enregistres et à la maison tu travailles dessus ». Et c’est de cette manière, je travaillais sur mes textes. Au fur et à mesure, voyant vraiment cette volonté, de cette petite fille de 13 ans et demi qui voulait réussir, il a fini par me prendre un répétiteur à son domicile où, je partais 3 fois dans la semaine, prendre des cours d’alphabétisation. C’est comme cela, j’ai appris à écrire et à lire

Guineenews : très vue et appréciée à travers le titre ‘’Baara’’ des 3 go de Kotéba, pouvez-vous nous camper vos deux autres collègues chanteuses et qui sont-elles ?

Maaté Kéita : ce sont des petites sœurs. On a passé de très bons moments ensemble. On a eu cette énorme chance de tomber dans la main d’un éducateur. Je crois que c’est ce qui a été vraiment notre véritable chance. Il y a Niamakoro Kanté qu’on appelle communément ‘’Niama’’. Elle est Guinéenne de Kankan et précisément de Tokouno. L’autre sœur s’appelle Hawa Sango, elle est Malienne d’origine venant de Tombouctou. Je suis arrivée la première dans le groupe et j’avais eu toujours l’envie de chanter, surtout j’écoutais les Mireille Mathieu, Nana Mouskouri entre autres. J’ai été toujours freinée par mon feu père Souleymane Koly, qui me disait à chaque occasion « le moment n’est pas arrivé encore et patiente-toi ». J’étais une boule de feu, je bougeais dans tous les sens et j’étais un garçon raté. Entre-temps, Hawa arrive et 1 an après Niama aussi intègre le groupe. C’est après l’arrivée de ces deux autres que Souleymane Koly me dira ceci « Ma fille voilà enfin que ton rêve de chanter va se réaliser ».

Avant chaque représentation, puisque les musiques des pièces théâtrales n’étaient pas jouées en playback et plutôt en live, les musiciens étaient présents et ils n’étaient pas vus. Avec ces musiciens, 30 minutes avant la représentation du spectacle proprement dit, à trois, on s’installait pour animer la salle en musique.

Guineenews : peut-on savoir comment est venue cette appellation ‘’les 3 go’’ ?

Maaté Kéita(rires) mais c’est lui feu Souleymane Koly qui a cherché et trouver ce nom. Vous savez la ‘’go’’ signifie ma copine en ‘’Nouchi’’. Il disait que c’est facile à prononcer et authentique. Il nous a formées pour le live et en 1993, il nous a proposé de faire un enregistrement au studio. Et voilà le titre ‘’Baara’’qui sort et on est surpris par le succès. C’est comme cela, il a développé des cellules pour chaque discipline. C’est ainsi qu’est né « les 3 go de Kotéba’’.

Guineenews : quelles sont actuellement vos relations avec les deux autres ‘’Go’’ de Kotéba puisqu’apparemment chacune s’est frayée son chemin ?

Maaté Kéita : nos relations sont bonnes. Niamakoro Kanté est au Japon, Hawa Sango est aux Etats-Unis et moi je suis en Guinée. On se parle au téléphone le plus souvent et chacune continue de son coté à pratiquer notre commune passion. Sauf que les foyers nous ont séparés.

Guineenews : qu’est ce qui a motivé votre retour au bercail et qu’entreprenez-vous présentement au pays ?

Maaté Kéita :j’ai rejoint le bercail en compagnie de mon père feu Souleymane Koly, qui a été sollicité en qualité de conseiller, au niveau du Département de la culture d’alors, dirigé par Ahmed Tidiane Cissé. Il avait essayé de développer un certain nombre d’activités et ‘’Kotéba Guinée’’, fut crée au même moment. Nous avions créé assez d’activités notamment ‘’paroles de femmes’’ et plusieurs autres créations.

Le rêve de mon mentor était de créer un grand festival de ce nom de Kotéba, qui allait vraiment ramener le regard du monde, si je peux l’appeler ainsi sur la culture guinéenne. Cela est demeurée une frustration pour lui de revoir cette culture guinéenne à ce bas niveau, pendant que nous étions les meilleurs sur podiums, en Afrique et pourquoi pas dans le monde.

Les Ballets africains de Guinée, nos orchestres nationaux, l’ensemble instrumental de la voix de la Révolution de cette voix d’or d’Afrique de feu Sory Kandia Kouyaté en font foi. Donc, c’était son combat qu’il n’a pas pu malheureusement réaliser. Son rappel à Dieu a été un coup dur pour nous tous. C’était un rêveur et il disait, qu’un artiste qui ne rêve pas n’est pas digne d’être un artiste, puisque c’est de nos rêves que sortent les créations, les compositions et autres.

Guineenews : qu’apportez-vous de façon pratique sur le plan de la culture ?

Maaté Kéita : du coup, j’ai essayé de reprendre l’ensemble ‘’Koteba’’ puisque c’est un héritage commun. J’ai décidé de créer ma propre compagnie car ce fut le souhait de mon père feu Souleymane Koly. Ma compagnie porte le nom ‘’Ka wa nyèfè’’ qui signifie ‘’ aller de l’avant ou la continuité ‘’. J’ai pu développer plusieurs volets, notamment la formation, l’agence de voyage et puis l’évènementiel.

Guineenews : parlez-nous de votre discographie. Vous en êtes-vous à combien avec les « 3 go de Kotéba ». ?

Maaté Kéita : Il y ‘a eu ‘’Baara’’, Kanu’’, ‘’Fasoden’’ ‘’WAF West African Feeling’’ que j’ai eu à élaborer avec Hawa et un moment, nous n’étions que deux et que Niamakoro avait quitté.

Guineenews : avec ces nombreux albums produits, êtes-vous affiliée au BGDA (Bureau Guinéen des Droits d’Auteurs) et quels sont les droits dont vous  bénéficiez ?

Maaté Kéita : oui, je suis affiliée au BGDA. Je ne peux pas vous dire à quelle date sauf, seulement je me rappelle avoir reçu que la somme de 1 500 000 GNF et je ne me souviens pas de l’année. Le temps faisant défaut, je vous ferai voir les documents y afférents.

Guineenews : avez-vous autres sources de revenus ?

Maaté Kéita : c’est l’agence de voyage qui m’aide présentement avec mon mari sinon la culture à l’interne non ! Disons à l’extérieur, je profite de mes prestations en matière de formation sur le plan culturel. Je me rends compte que le genre de formation que je me donne, le souci de fournir, intéresse moins à l’interne et je suis plus sollicitée à l’extérieur et j’en profite pour en faire des sources de revenus.

Guineenews : c’est un parcours élogieux en compagnie de l’ensemble Kotéba de feu Souleymane Koly. Beaucoup de spectacles soutenus par assez de tournées dans le monde. Racontez-nous un meilleur ou mauvais souvenir que vous gardez dans le parcours ?

Maaté Kéita : les deux souvenirs se joignent et se valent bien qu’ils ne soient pas arrivés au même moment. Le meilleur reste celui vécu aux Etats-Unis précisément à Atlanta, lors d’une tournée du tout premier Opéra Mandingue et nous étions 45 acteurs sur scène. C’était une mise en scène et qui est une écriture signée de feu Souleymane Koly.

Après le spectacle, bien que les textes dits en malinké et en français, étaient traduits aux deux extrémités de la scène en Anglais assurées par vidéo ; à la fin du spectacle, nombreuses personnes sont venues nous féliciter. Je vous confirme que dans cette ville, 99 % sont des afro-américains. Dans les coulisses, une femme s’est déplacée pour venir me rencontrer et une image m’est restée : Ma mère est chrétienne et souvent je lisais la bible avec elle à mon enfance. Dans cette lecture, il y a un passage que je retiens où une prostituée, vient pleurer sous les pieds de Jésus en essuyant ces pieds avec ses cheveux. Jésus lui a dit que tes péchés te sont pardonnés.

Par l’acte et la sincérité, je vous assure que j’ai vu et vécu cela. La dame dans les coulisses est venue me féliciter, elle s’est agenouillée sous mes pieds, elle parlait anglais dont je ne comprenais aucun mot et a pris son écharpe, pour essuyer mes pieds. Ce passage de la bible m’est revenu et je n’oublierais jamais cet instant et je partirais dans la tombe avec ce souvenir.

Le plus mauvais souvenir, c’est ce jour où ce grand homme m’a quitté. On rêvait et nous étions en train de préparer les 40 ans de l’ensemble Kotéba. A cette occasion, il avait tout préparé et il m’appelait la gardienne du temple et en ces mots, il s’était exprimé : « c’est vrai que je veux marquer le temps pour les 40 ans, mais je veux faire une passation officielle pour ta fidélité… ». Je n’ai pas dit mot (pleurs).

Guineenews : séchons nos larmes et prions pour le repos des âmes de nos devanciers. Le sourire pour le faire revenir nous pousse à vous demander vous pesez quel poids et quel est votre taille ?

Maaté Kéita : ce sont des questions qui ne m’ont jamais été posées. Je suis très affligée quand il s’agit de parler de mon père, mon éducateur, formateur feu Souleymane Koly. Je pèse présentement 60 kg et quand j’en perds, je reviens à 55 kg. Pour ma taille, je mesure 1.55m.

Guineenews : étant musicienne, comédienne, danseuse, actrice de cinéma est-ce il est recommandé de veiller sur ces paramètres (poids et taille) et si oui ou non quelle alimentation vous vous imposez, puisque nous retrouvons la même Maaté après 30 ans ?  

Maaté Kéita : mon alimentation est simple. Tout d’abord, je me repose beaucoup, je ne bois pas d’alcool. Je ne fume pas et veille rarement et sauf pour raisons de boulots. Je ne suis pas trop sucre, très peu d’huile et très peu de sel. J’aime manger bio ‘’fida dumanyé’’, j’aime les sauces feuilles. Ce qui fait que j’adore la cuisine de ma mère puisqu’elle prépare bien et quand j’arrive à Abidjan, je l’impose d’être ma cuisinière bien qu’elle m’a très bien apprise cette spécialité.

Guineenews : vous êtes définitivement rentrée au bercail ?

Maaté Kéita : oui mais je bouge beaucoup. Comme je suis une boulimie du travail et partout il y a le travail j’y vais. Je suis partie à Bamako et j’y suis restée pendant 3 ans pour former les ‘’go’’ de Bamako. Ce projet a été initié par un jeune frère du nom de Alioune Nifran N’Diaye qui est le Directeur d’un centre culturel à Bamako. Il a sollicité mon apport puisqu’il avait collaboré avec notre défunt père Souleymane Koly. C’est pour lui rendre hommage qu’il a créé les ‘’Go de Bamako’’. Aujourd’hui, elles tournent partout et elles viennent de rentrer d’une tournée de la France et elles font ma fierté.

Guineenews : qu’est-ce que vous apportez présentement à la culture guinéenne

Maaté Kéita : Présentement, je n’apporte rien à la culture guinéenne. Parce que, je n’arrive pas à apporter comme je le veux et ça été une des frustrations de mon mentor.

Guineenews : qu’est-ce qui vous empêche en réalité d’apporter votre grain de sel à cette culture guinéenne ? Etes-vous incomprise ?

Maaté Kéita : oui, je crois que je suis incomprise. Même ceux qui ont la volonté et qui ont envie de m’associer à certains programmes de formation et transmission n’ont pas les moyens. Ils se disent le plus souvent « tu as un tel gabarit, on ne peut pas te prendre et puis te donner après 50.000 GNF de carburant pour que tu rentres à la maison ». Des fois, j’ai tellement envie, ça bout, je leur dis tant pis je viens puisque j’ai envie d’apporter. Les moyens manquent ainsi que les infrastructures. Avec une amie française qui est administratrice culturelle mariée à un Guinéen, nous avons eu à mettre en place un programme de formation. Je lui ai dit que j’ai envie d’aller vers les communes, m’installer là-bas, recruter les jeunes de cette commune, faire une résidence de 2 ou 3 mois avec eux et à la sortie, réaliser un spectacle qui parle d’eux-mêmes, l’histoire de leur commune. Avec ce spectacle, ils vont effectuer des tournées à l’intérieur et ça les occupe. Et qu’est-ce qui a fait ce tic-là dans ma tête, c’est le fait que nos enfants partent mourir dans la mer et dans le sable chaud du sahel. J’ai encore ce projet qui dort dans les tiroirs pour faute de moyens.

Guineenews : quelles sont vos perspectives ?

Maaté Kéita : c’est dans la formation, avoir une école. C’est de cette façon que feu Souleymane Koly nous a aidées à extérioriser tout ce que nous avions vécu. Toutes ces couleuvres que nous avions avalées, il nous a aidées à les vomir de façon positive. Cette culture éduque la société, elle sensibilise et interpelle nous parents, par rapport à l’éducation de nos enfants car, c’est sur eux que l’on doit investir pour que demain soit meilleur. C’est cette amertume que j’ai aujourd’hui, je ne vois pas une grande école de danse ici et pourtant les talents ne manquent pas dans mon pays-là. Comment extérioriser ces talents pourtant les moyens sont là et seul le vouloir qui manque.

Guineenews : certainement que nous n’avions pas eu la présence d’esprit de vous demander autres sujets que vous voulez porter à la connaissance de nos lecteurs !

Maaté Kéita : c’est que Maaté sort bientôt un single qui rend hommage à Souleymane Koly et à travers lui à tous les ‘’Kamaremba’’.

Guineenews : qu’est-ce que vous appelez ‘’KAMAREMBA’’

Maaté Kéita : ‘’Kamaremba’’, c’est celui qui s’assume, celui qui honore sa patrie, c’est celui qui fait la fierté de sa famille, de ses géniteurs. C’est toutes ses qualités que je résume par ‘’Kamaremba’’ et ce sont ces qualités qu’arborait ce Monsieur feu Souleymane Koly. Ce single arrive très bientôt et la sortie est prévu le 23 décembre en France. Donc Maaté arrive avec ‘’Kamaremba’’ qui a été cuisiné dans le studio de Ahmed Fofana, un autre ancien de l’ensemble Kotéba qui s’est occupé de l’arrangement et de l’habillage. Je rassure que c’est du lourd qui arrive.

Entretien réalisé par Ly Abdoul pour Guineenews

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