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Lutte contre l’insécurité à Kankan : deux présumés coupeurs de route mis aux arrêts

Face à la recrudescence de l’insécurité, les services de sécurité et les populations locales ont opté pour une collaboration à l’effet d’éradique ce fléau. Dans ce cadre que deux individus accusés de ‘’vol à main armée, meurtre et tentative de meurtre’’ ont été présentés par la police à la presse locale ce mardi 14 janvier.

Selon les autorités policières qui ont procédé à leur présentation, ces 2 individus ont perpétré cinq  cas de braquages à main armé durant la période du 16 décembre 2022 au 20 janvier 2023. Il s’agit des braquages au quartier Senkenfra. Dans le premier cas, ils ont usé de gaz lacrymogène au domicile d’un certain Issa Condé pour ensuite s’échapper avec sa moto de marque KTM. Dans le second cas, ils ont utilisé l’arme à feu. La victime de cette attaque se nomme Sorigbè Camara. Ce dernier a été dépossédé de sa moto de marque TVS ROCK.

Il est reproché à ces malfrats d’avoir procédé à un braquage à main armé en pleine journée au quartier Bordo, il y a de cela eux semaines. La victime n’a pas été identifiée. Mais ses assaillants ont emporté une moto de marque TVS Star.

C’est au quartier Sinkenfra, dans la commune urbaine, précisément sur la route de Siguiri qu’ils ont tous les deux été interpellés grâce à la collaboration des chasseurs traditionnels appelés les ‘’dozos’’.

« Leur mode opératoire consiste à repérer un individu, à le suivre à distance à l’aide de leur moto. Puis au moment propice, l’un d’eux braque la victime à l’aide d’un pistolet. Ensuite, ils s’emparent de la moto avant de s’enfuir avec », nous a expliqué l’un des responsables de la police.

Un mode opératoire qui nous rappelle fortement, le meurtre justement à Senkèfera du jeune Oumar Keira, l’ex-point focal du projet INTEGRA à Kankan dans la nuit du samedi 17 décembre dernier. Alors qu’il était à moto avec son épouse.

Ces présumés braqueurs interrogés, ont nié ces attaques à main armée. Ils affirment, contrairement à ces accusations, être tapissier, pour l’un et mécanicien pour l’autre.

 « En toute sincérité, c’est le vendredi que nous avons intercepté une jeune fille qui était avec sa moto… Nous lui avons intimé l’ordre de nous la donner, elle a refusé. Mon ami lui, a tout de suite décidé de lui barrer la route avec notre moto. Elle a eu peur, a aussitôt abandonné sa moto pour s’enfuir. Franchement les autres cas, y compris la mort du jeune Kéira, je n’en sais rien et nous opérons jamais avec des armes », s’est défendu l’un des deux présumés coupeurs de route.

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