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Lola : la mère d’un instructeur des forces spéciales tué lors du putsch de 2021 appelle à l’aide

Patrice Matho Soumaoro était l’un des membres du Groupement des forces spéciales (GFS) ayant participé au coup d’État du 5 septembre 2021. Malheureusement, il a été tué lors de l’assaut contre le palais Sékhoutoureya, où se trouvait le président Alpha Condé.

Deux ans après et alors que les familles des gardes présidentiels ainsi que des éléments des forces spéciales tués ce jour, réclament les corps des victimes, Aminata Doré, la mère d’une de ces victimes, lance aujourd’hui un appel à l’aide au président de la transition, le colonel Mamadi Doumbouya.

« Mon fils s’appelait le commandant Patrice Matho Soumaoro. Il était l’un des instructeurs des forces spéciales. Après sa mort lors du coup d’État, je suis allée à Conakry, où j’ai passé six mois. Ensuite, je suis retournée à Lola, car c’est mon fils qui m’avait conseillé de m’installer ici à Lola. Aujourd’hui, ses amis qui m’avaient dit après la mort de mon fils ‘compte sur nous, nous serons là à tes côtés’ ne me reconnaissent plus. Avant, en guise de réconfort, ils me disaient que mon fils n’était pas mort et qu’ils seraient là pour me soutenir. Aujourd’hui, ces mêmes personnes ne me disent même pas bonjour. Je ressens vraiment que j’ai perdu mon enfant… Tous ses amis m’ont abandonnée. Je vis dans la souffrance, et c’est la femme de Patrice qui me nourrit. Patrice était aux côtés de Doumbouya. Ce dernier était l’un des formateurs des forces spéciales. Actuellement, je ne compte que sur la femme de mon fils. Quand son salaire lui est versé, elle m’envoie de l’argent pour que je puisse me nourrir. Patrice était tout pour moi. Après avoir perdu Patrice, je me suis rendue au palais Mohamed V. Le président m’a demandé de faire venir la famille de Patrice, et lors de notre rencontre, il nous a très bien accueillis. Ce jour-là, il ne faisait que pleurer. Il m’a assuré que Patrice n’était pas mort… Pour lui, c’était une perte immense. Il m’a dit que tout ce dont j’aurais besoin, je n’avais qu’à le contacter. Cependant, aujourd’hui, toutes ces personnes qui m’ont fait ces promesses ne répondent plus à mes appels. Je suis malade, et je n’ai personne pour m’assurer une prise en charge sanitaire adéquate. Le chantier de la maison dans laquelle je vis a été interrompu depuis la mort de Patrice. C’est pourquoi j’en appelle à l’aide du colonel Mamadi Doumbouya. »

 

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