Dernières Nouvelles de la Guinée par les Guinéens

Les « contre-vérités » de Charles Wright révélées par le FNDC

A la suite des instructions du Procureur général près la Cour d’appel de Conakry, le Coordinateur national du Front national pour la défense de la Constitution vient de se faire arrêter au siège de son mouvement, à Kipé. Oumar Sylla, alias Foniké Menguè était en compagnie du rappeur Djanii Alfa, également dans le viseur de Charles Wright.

Peu avant, dans l’émission Mirador de FIM FM ce mardi 5 juillet, Charles Wright a étayé les délits dont les deux activistes du FNDC se seraient rendus auteurs. Une sortie médiatique du Procureur Charles que le responsable des Stratégies du Front décrypte à sa façon.

D’entrée, Ibrahima Diallo déclaré avoir suivi un Procureur qui est dans les  émotions et qui ne devrait pas l’être, pour quelqu’un qui est représentant de la société, représentant de l’Etat.

« C’est pourquoi à l’entame de communication, je voudrais demander au Procureur Charles Wright de prendre de la hauteur. Parce que l’enjeu de la Justice est crucial », a-t-il soutenu.

Les contre-vérités de Charles 

Poursuivant, Ibrahima Diallo a fait noter que le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry a fait passer des informations qui sont des contre-vérités et qu’il s’est évertué à égréner en ces termes : « Premièrement, il a dit que Foniké Menguè n’est pas en Guinée. Ce n’est pas vrai. Il est chez lui au moment où je vous parle. C’est pourquoi je dis qu’il est dans les émotions, parce qu’un Procureur doit avoir toutes les informations avant de prendre la parole publique ».

Deuxièmement, par rapport à Djanii Alfa, il vous a dit que celui-ci a dit que tous les membres du CNT sont des *bilak*ro. Vous avez la publication de Djanii Alfa. Les captures circulent un peu partout. Ce n’est pas de cette manière que Djanii Alfa s’est prononcé. Ce qui est encore une contre-vérité ».

Rien ne fera plier le FNDC

Par ailleurs, le responsable en charge des Stratégies du Front a rappelé au Procureur de la République que nous sommes dans une transition, et donc, un régime d’exception, certes.

« Mais nous sommes dans un régime qui est gouverné par une Charte de la transition où la Guinée a opté pour le respect des instruments juridiques internationaux auxquels elle a souscrit. Donc, pour les militants pro-démocratie que nous sommes, ni la prison, ni les intimidations, ni les menaces de poursuite ne feront reculer un membre du FNDC », a juré Ibrahima Diallo.

Tout en soutenant que le Procureur général ne peut pas menacer les membres du FNDC par rapport à une entreprise d’emprisonnement, l’invité de FIM FM a révélé que depuis hier (lundi 4 juillet,  ndlr), il a été porté à leur connaissance des informations comme quoi M. Charles Wright aurait reçu des instructions au plus haut niveau de l’entourage de la partie toxique du CNRD de pouvoir inquiéter les membres du FNDC.

« Et hier, en même temps, M. Charles Wright, en voyageant, a tenu ces propos. Il s’est confié à une autorité morale de la Basse Guinée pour lui dire que Foniké Menguè s’est attaqué à lui, et qu’il va régler son compte. Nous avons reçu toutes ces informations. C’est pourquoi je dis qu’il doit prendre de la hauteur », a conclu Ibrahima Diallo.

vous pourriez aussi aimer
commentaires
Loading...