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Lenteur des travaux de l’échangeur de Kagbelen: la galère pour le secteur du tourisme-hôtellerie à Dubréka

Les travaux piétinent encore sur l’échangeur de Kagbelen. L’ouvrage dont les travaux ont débuté en janvier 2021 se fait de plus en plus désirer par les automobilistes. L’engorgement quotidien et les embouteillages qui découlent de ce retard de finition mettent les riverains dans un état de ras-le-bol généralisé. Une situation qui impacte durement le bassin économique de Dubreka, notamment dans les secteurs du tourisme et de l’hôtellerie.

Pour franchir ce qui paraît être pour beaucoup d’automobilistes comme un défi quotidien, il faut avoir la fibre matinale: à partir de 7 heures déjà, moto-taxis et autres minibus se disputent le droit de passer le premier ce croisement qui dessert les préfectures de Coyah, Dubreka mais aussi les tronçons ralliant Sonfonia et le Kilomètre 36. Aux heures de pointe, entre 8 heures et 9 heures, les plus malins évitent les lieux en bifurquant sur les routes secondaires. Les suspensions des véhicules legers rendent souvent l’âme sur ces petites routes chaotiques jonchées de nids de poule.

Seuls les véhicules tout-terrain et gros porteurs négocient habilement ces tronçons où le spectacle nous rappelle des carrières de blocs de pierres éventrant carrément la chaussée. Un retard et une situation interminables qui touchent directement les activités industrielles de Coyah et Dubreka. Mais aussi tous les autres secteurs allant de l’hôtellerie au tourisme.

A en croire les témoignages des tenanciers d’hôtels, leurs sites de villégiature étaient autrefois appréciés des clients vénus de Conakry du fait de la fluidité de la circulation. Mais depuis le début de la construction de l’échangeur, censé régler le problème d’embouteillage, les choses ne font qu’empirer pour leurs activités respectives. « Les Conakrykas qui venaient y trouver un peu de réconfort et de détente ont tout simplement boudé leur plaisir aujourd’hui », deplore Moko Camara, natif de Dubreka et guide de montagne sur les Monts de Dixxin et de Kakoulima.

La fin des travaux au premier trimestre 2023…

C’est le même désenchantement chez tous autres hôtels disséminés autour du site de Bondabon: « …faute de clients les week-ends, je renvoie l’essentiel du personnel au chômage », entonnent le plus souvent les gérants de ces hôtels. Même son de cloche à HB Hotel, un paisible hôtel restaurant réputé pour son service exceptionnel. La responsable des lieux, Madame Hadiatou Baldé, ne jure que sur la fin des travaux pour espérer retrouver l’affluence habituelle de son hôtel. L’hôtel Balafon, adossé au flanc au Mont Dixxin reçoit au compte goutte une clientèle qui ne se bouscule plus, comme jadis, pour les réservations de chambres. Les fréquentations ont également régressé sur les « Chutes de Soumba et la rivière des « Merveilles de Guinée ». Plus loin, à Bondabon, près du merveilleux site du « Chien qui fume ». « Là aussi la clientèle, qui était essentiellement occidentale et qui aime s’aventurer sur les monts Kakoulima et Dixxin, a progressivement boudé les lieux », constate amèrement notre guide de montagne.

Pour rassurer ce microcosme du secteur touristique local, Guinéenews s’est rapproché de Sofiane Keita, chef du personnel de l’entreprise BTP de l’échangeur de Kagbelen, Cibetec. Ce dernier qui est régulièrement présent sur le chantier rassure tout le monde sur l’accélération actuelle des travaux. Pour lui, « l’ouvrage est avancé à 60%, soulignant les remblayages des routes secondaires pour éviter l’engorgement du périmètre du chantier. « On essaye de minimiser les retards de réalisation des travaux. Mais de légers retards liés à la saison de pluie viendront tout de même freiner, par moment, notre bonne volonté d’en finir avec ce chantier. Un peu de patience donc aux automobilistes et riverains, car les choses rentreront dans l’ordre d’ici le premier trimestre de 2023« , a t-il promis.

A suivre…

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