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Le ministre Gaoual : « le CNRD veut que chacun retrouve son droit et que personne ne soit en exil. Mais la justice fera son travail »

Le ministre de l’Habitat, porte-parole du gouvernement, Ousmane Gaoual Diallo est intervenu ce matin 1er décembre sur les antennes de la Radio Espace pour éclairer l’opinion sur le retour prochain au pays, des anciens Présidents de la République, le Capitaine Moussa Dadis Camara et le général Sékouba Konaté. Il a profité de l’occasion pour parler des conditions de détention de l’ex-président Alpha Condé, qui, pour lui, est traité à la dimension de son rang d’ancien Chef d’Etat.

Le Capitaine Moussa Dadis Camara et le Général Sekouba Konaté peuvent-ils rentrer définitivement au pays ?

Pour le porte-parole du gouvernement, cela est désormais possible. Si les deux anciens Chefs de l’Etat ont envie de revenir dans leur pays, rien ne les empêchera : « … Evidemment s’ils (Moussa Dadis Camara et Sekouba Konaté) veulent rentrer définitivement en Guinée, ils en ont le droit. On a fait que traduire ce qu’ils ont exprimé dans les échanges. Il leur appartient de décider de revenir en Guinée, c’est leur pays…Ce n’est pas au CNRD d’écourter leur séjour ! Nous les rassurons pour leur sécurité… Il n’y a aucune entrave à cela… La volonté du CNRD est de faire en sorte que chacun retrouve sa dignité, son droit, qu’aucun ne soit en exil. Nous allons nous donner des moyens pour que la justice fasse aussi son travail », prévient le ministre Gaoual

A la question de savoir les raisons qui poussent CNRD à se pencher coûte que coûte vers la CPI par rapport au dossier du 28 septembre, le ministre soutient que la Guinée a ratifié les conventions internationales, donc elle doit tenir compte la communauté internationale dans ces genres de dossier. « Notre pays ne peut pas vivre isolement. Il faut tenir compte des traités et de la coopération internationale. C’est vrai ! La justice internationale ne peut pas se substituer à notre justice. Sauf qu’on donne les preuves tangibles qu’on n’a pas les moyens de faire face au traitement judiciaire équitable. C’est dans ce cas que la CPI pourra s’intéresser au dossier… Il n’y a pas encore longtemps la CPI était dans nos murs et nous leur avons présenté les difficultés », nous apprend le ministre Ousmane Gaoual.

Concernant le cas Alpha Condé, le porte-parole du gouvernement rassure : « les conditions de traitement de l’ancien président Alpha Condé depuis le 5 septembre date de la prise de pouvoir par le CNRD, sont connues. Il n’est pas séquestré, il n’est pas emprisonné, il n’est pas maltraité. Il est traité avec tous les égards en tenant compte de la personnalité de son statut d’ancien chef de l’Etat ! Il faut aussi dédramatiser. Certes très peu de personnes sont allées le voir. Ils ont été et ont vu les réalités sur sa condition de vie. Il vit dans les meilleures conditions. S’il veut aujourd’hui recevoir des visites, c’est lui qui donne son accord. Ce n’est pas le CNRD qui va l’exposer et lui dire de recevoir telle ou telle personnalité. S’il y a des gens qui expriment le désir de le rencontrer, il y a un protocole. Rappelez-vous, lorsqu’il était au Palais des Nations, il y a eu des chefs d’Etat et autres personnalités qui lui ont rendus visite ! …Pour ce qui concerne ses déplacements, vous savez quand on a un statut de notoriété, on ne se permet pas d’aller où on veut ! »

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