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Le CONOR rend le groupe GBM responsable de l’envahissement du stade de Nongo ce jeudi

Les agents de sécurité postés au stade Général Lansana Conté de Nongo ont eu des difficultés à contenir la foule dont une partie a envahi non seulement la pelouse, mais aussi le stade lors du match qui opposait le Syli national de Guinée aux Flammes du Malawi, hier jeudi 9 juin 2022.

Pour le Vice-président du Comité de normalisation de la Fédération guinéenne de football, cet incident a été provoqué à dessein par le groupe SAM GBM de l’ancien président de la Feguifoot, Antonio Souaré,  afin, dit-il, que le stade soit suspendu pour la raison.

D’entrée, Séga Diallo précise que c’est un total de 16 000 places qui avait été autorisé. Et que depuis quelques jours, le groupe SAM GBM, par la force, aurait tenté de prendre la gestion de la billetterie d’un match pourtant organisé par la Fédération.

« Il se trouve qu’ils n’ont aucun droit sur cette billetterie », indique le  Vice-président du Comité de normalisation, non sans préciser qu’en tant qu’association, le Conor demande à l’État, avant d’engager les équipes en compétition, de lui mettre une infrastructure. Et que c’est l’État qui a un contrat avec GBM, pas le Comité de normalisation qui se trouve être responsabilisé par la CAF pour l’organisation d’un match.

Selon notre interlocuteur, il était 10 heures quand il est arrivé au stade le jour du match, pour une supervision, en sa qualité de Vice-président du Conor. Alors que les portes étaient ouvertes jusqu’à cette période, à 10 heures et quart, Séga Diallo dit qu’il y a un travailleur de SAM GBM qui est venu cadenasser celles-ci.

« On est resté jusqu’à 14 heures moins le quart avant que je n’appelle le ministre des Sports, en compagnie du Commandant Costa qui coordonnait les troupes de la Gendarmerie et le Commandant adjoint Onipogui, Commandant adjoint des CMIS. Le ministre nous a ordonné de casser les cadenas. Mais déjà ça faisait deux heures d’accumulation du public dehors », explique-t-il dans une interview téléphonique à Guinéenews.

A en croire M. Diallo, cet envahissement du stade est principalement dû au fait que le Groupe SAM GBM ait refusé d’ouvrir les portes à midi.

« Ils ont cadenassé par principe, sans aucune raison valable. La seule raison invoquée est que d’habitude, ce sont eux qui vendent les tickets pour la Fédération. Mais ils semblent oublier qu’ils vendaient les tickets parce que le patron de GBM était le président de la Fédération. Aujourd’hui, il n’est plus là », tente de recadrer le Vice-président du Cono, non sans annoncer des enquêtes pour situer les responsabilités, au terme de la mission d’inspection de la CAF.

Dans le souci d’avoir la part de vérité de la partie mise en cause, nous avons tenté de joindre le Groupe SAM GBM. Mais nos multiples tentatives n’ont pas produit d’effet probant.

De même, joint par nos soins, le Commandant Costa Sylla a déclaré appartenir à une institution qui est la Gendarmerie nationale, de nous mettre en rapport donc avec le chargé de la communication du Haut Commandement.

Son de cloche similaire à celui du Colonel Onipogui, Commandant adjoint des CMIS qui nous a déclaré n’avoir d’explications à donner qu’à sa hiérarchie.

Toujours est-il que droit dans ses bottes, le Comité de normalisation estime qu’à ce jour, ce stade n’est pas homologué parce que les travaux ne sont pas finis.

« C’est cela la réalité. On a créé des incidents juste pour justifier sa suspension par autre chose que par cet état de fait. Mais les Guinéens ne sont pas dupes. La Confédération africaine de football va adresser un courrier qu’on mettra à disposition. On situera la responsabilité. Et le gouvernement prendra des dispositions. On ne peut pas dépendre de quelqu’un. Nous sommes un État. Une personne ne peut pas pouvoir caporaliser le fonctionnement du football dans notre pays. Le Conor ne l’acceptera pas. Nous ferons en sorte que les textes soient respectés.

(…). En tout cas, sur les compétitions nationales, on va devoir subir, parce que l’attitude de la direction du stade est indigne d’une structure qui travaille pour l’État guinéen. Ce n’est pas possible qu’on laisse passer des choses comme ça. Si la direction du stade se comporte comme ça, se comporter comme des délinquants, on prendra des dispositions », conclut Séga Diallo.

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