
« Dans les conditions normales, je ne devrais pas être dans ce procès, ni comme accusé, ni comme témoin », dit Col Bienvenu Lamah
La deuxième partie du procès relatif au massacre du 28 septembre 2009 a repris ce lundi 12 janvier au tribunal de Dixinn, délocalisé exceptionnellement à la cour d’appel. Cette audience marque une étape importante dans le déroulement des interrogatoires des accusés. Parmi eux, l’accusé Bienvenue Lamah a poursuivi sa déposition et a fait des déclarations.
L’avocat de la partie civile a d’abord interrogé Lamah sur sa localisation pendant les événements tragiques des 27 et 28 septembre 2009, jours du massacre. L’accusé a répondu qu’il se trouvait à Kaleya.
Mais ce sont ses propos suivants qui ont retenu l’attention de la salle. Lamah a exprimé son étonnement et sa frustration face aux accusations qui pèsent toujours sur lui, soulignant que ces faits ne sont pas nouveaux. Selon lui, les accusations portées contre lui ont déjà été formulées par le passé, sans qu’aucune preuve concrète ne soit jamais présentée pour les étayer.
« On m’a accusé sans preuve », a-t-il affirmé, soulignant qu’il n’était toujours pas en mesure de comprendre pourquoi il était toujours dans le box des accusés, ni pourquoi on continuait à l’associer à ce massacre.
Ce qui a encore davantage marqué l’audience, c’est la déclaration catégorique de Bienvenue Lamah : « Dans les conditions normales, je ne devrais pas être dans ce procès, ni comme accusé, ni comme témoin. »
L’accusé a exprimé son désarroi face à l’ordonnance de non-lieu rendue dans une première phase de l’enquête, qu’il considère comme étant une clôture légale du dossier à son encontre. Pour lui, cette ordonnance aurait dû mettre fin à sa présence dans ce procès.

