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Justice : ce que risquent Foniké Menguè & Cie 

Oumar Sylla, dit Foniké Menguè, Djanii Alfa et Billo Bah sont aux arrêts depuis hier mardi 5 juillet 2022. Selon le Parquet général de Conakry, les trois prévenus se sont rendus auteurs de propos constitutifs d’atteintes graves contre la paix publique relayés sur les réseaux sociaux et troublant l’ordre public.

Pour ce qui est du cas de Oumar Sylla, le Procureur général près la Cour d’appel de Conakry rapporte qu’au-delà du fait de publier sur sa page Facebook des propos de nature à porter atteinte au respect dû à la Justice, le Coordinateur national du FNDC a également relayé sa page Facebook des propos portant atteintes à la fois à l’administration publique, en l’occurrence le CNT, ainsi qu’aux membres qui la composent. Un dernier chef d’accusation également porté à l’encontre de Billo Bah.

« Monsieur Alpha Midiaou BAH alias Djanii Alfa, sur dénonciation du Président du Conseil National de la Transition, il a été porté à la connaissance du parquet la publication sur les réseaux sociaux, les faits d’injure envers l’administration publique en l’occurrence le CNT (Conseil National de la Transition) en ces termes : Des voix vont s’élever pour lui rappeler que le CNT c’est pas une association de BLAKORO qui rêvent débout », lit-on dans le communiqué du Parquet général.

Selon le document, ces propos, au-delà d’être constitutifs d’un délit flagrant d’injure envers l’administration publique, sont réprimés aussi comme des atteintes à la dignité des individus par le biais d’un système informatique.

« Or sur le fondement de l’article 29 de la loi N° L/2016/037/AN relative à la Cyber-Sécurité et la protection des données à caractère personnel en République de Guinée réprime sans distinction toute personne qui émettra une injure, une expression outrageante, tout terme de mépris ou toute invective qui ne renferme l’imputation d’aucun fait par le biais d’un système informatique sera puni d’un emprisonnement de 6 mois à 1 an et d’une amende de 40 à 120 millions GNF » fait-on mention dans le communiqué.

Pour rappel, sur sa page Facebook, le Coordinateur national du FNDC, Oumar Sylla a écrit ce qui suit : « Le Procureur Général issu d’un coup d’Etat militaire n’a ni la légitimité, ni la légalité d’arrêter ou voire même emprisonné un militant pro-démocratie pour avoir critiqué un régime putschiste. Si vous ne supportez pas les critiques, rendez le tablier ».

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