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Justice : ce que Charles Wright a dit aux magistrats de la CRIEF 

Promu récemment ministre de la Justice, Charles Wright a entamé, ce jeudi, une série de visites de courtoisie dans plusieurs juridictions. Ainsi, après la cour suprême, le conseil supérieur des magistrats, il s’est rendu à la CRIEF.  Selon lui, cette rencontre vise non seulement à  recenser les difficultés du personnel de la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières,  mais aussi, « les rappeler de leur sermon dans l’exercice de leur mission ». 
« Pour qui sait l’histoire de notre pays, le politique avait pris en otage la justice. Les infractions qui relèvent de la  compétence de la CRIEF,  sont de nature financières et économiques. Lorsqu’il s’agit de mener une lutte contre de telles infractions, il y a que souvent d’autres personnes ramènent le débat sur le terrain politique. Nous venons rappeler à ces magistrats, leurs obligations dont celle de respecter le droit des personnes poursuivies, mais aussi de ne pas oublier que l’histoire judiciaire de notre pays dans le cadre de la moralisation de la vie publique, fonde tout son espoir sur ce qui est en train d’être fait au niveau de la CRIEF.  Et que le gouvernement, et le président de la transition mettront tout en œuvre pour que la justice ait les moyens de sa politique », a expliqué Charles Wright.
Dans son allocution, le président de la CRIEF a attiré l’attention du ministre sur le fait que,  » le service public de la justice demande de gros moyens pour être efficace ». Après 7mois de travail « acharné », dit-il, « la cour de répression des infractions économiques et financières en tant que juridiction stratégique est confrontée à de réelles difficultés pour son meilleur fonctionnement dont entre autres le manque de budget de fonctionnement, le non reajustement du traitement salarial de ses membres, le manque de formation continue, l’inexistence d’une bibliothèque bien fournie, le manque de logements administratifs et de véhicules de services pour tous ses membres, le faible niveau de la sécurité du personnel, le manque de services techniques d’appui ainsi que de groupes électrogènes ».
Après avoir écouté ce chapelet de revendications, Charles Wright a déclaré : « le ministère de la Justice reste conscient de la nécessité de doter la CRIEF et d’ailleurs toutes les autres juridictions du pays, d’un budget de fonctionnement. Je ne vous promets pas ce que je n’ai pas la capacité de réaliser mais j’ai l’honneur et l’agréable plaisir de vous annoncer qu’à partir de la semaine prochaine, les travaux d’extension et d’équipements du centre de formation judiciaire vont être entrepris. Et dans un bref délai, vous serez dotés d’un budget de fonctionnement pour permettre de mener à bien votre mission », a-t-il rassuré.
Une promesse que le personnel de cette juridiction ne lui dise que « sa nomination à la tête du Département de la Justice a suscité un grand espoir et son allocution face aux magistrats en fait foi ».
Par ailleurs, le procureur spécial a rassuré de l’engagement dans le travail des magistrats de son institution.
Pour finir, Charles Wright a rassuré du soutien indéfectible du Président de la transition, Colonel Mamadi Doumbouya, et de sa volonté de faire de l’institution judiciaire, la boussole pour tous les citoyens de notre pays.
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