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Implantation de passerelle à Belle-vue : une infrastructure qui questionne !

Peut-être bien que nous en parlons un peu tard. Comme lorsqu’on évoque la formule bien connue du ‘’médecin après la mort’’. Mais, parlons-en quand même !

Commençons tout d’abord par dire que l’idée de remettre en question le bien-fondé de la construction de passerelles à travers la ville, est bien loin de nous.  Ces infrastructures sont d’une utilité publique indiscutable. Elles contribuent à la sécurité effective des piétons dans la circulation urbaine, leur permettant ainsi de traverser la chaussée sans encombre et surtout en toute sécurité.

Les experts soutiennent qu’en termes de risques encourus, cette couche de la population est de loin, la plus vulnérable de tous les usagers de la route, surtout les enfants, les personnes âgées, handicapées, ou à mobilité réduite. Viennent ensuite les conducteurs de deux-roues (vélos et motos).

De tous les ouvrages réalisés jusque-là dans ce cadre précis, ou en voie de l’être, un seul nous a semblé assez différent des autres, de par son emplacement surtout. Il s’agit de celui situé en face de la Case Belle-vue, dans le quartier du même nom.

D’emblée, il faut reconnaître que cet endroit mérite largement qu’on y implante une passerelle. En raison surtout, de la proximité du lycée Sainte-Marie, dont le portail d’entrée est situé à quelques mètres de là, en contrebas.  Cette école qui regroupe le primaire, le collège et le lycée est fréquentée par des milliers d’élèves. Ils seraient au moins trois mille, dont le tiers comprend l’élémentaire. Et ces derniers sont toujours accompagnés par taxi, voiture particulière ou moto. Ce qui accroît le nombre de personnes qui fréquentent les lieux. Tous les jours de la semaine, moins les dimanches, ce flot traverse la route en direction de cette école, dans les deux sens : à la rentrée et à la sortie des classes.

On comprend bien que cela cause de gros soucis à l’administration scolaire. Laquelle passe par la sensibilisation constante des élèves pour prévenir les risques liés à la traversée. Des efforts qui méritent d’être poursuivis, d’autant plus que les flux et reflux des élèves occasionnent de longs embouteillages pouvant s’étendre, surtout les matins, de la minière au pont de Dixinn.

Le phénomène est si accentué que la police routière de la zone y a désigné des agents en permanence, pour réguler la circulation.

Au regard de tout ceci, il est évident que tout le monde salue l’implantation déjà entamée d’une passerelle en ces lieux. Mais, il y a quand même un bémol à relever !

On remarque que l’axe central de l’ouvrage est situé dans la courbe qui fait face à la rentrée des Cases de Belle-vue. De l’autre côté, la voie d’accès qui vient de la corniche pour rejoindre la bretelle devant l’ambassade de Sierra-Léonaise est carrément fermée à la circulation, à son point de jonction avec la route principale. Ce qui oblige désormais les riverains ou tout autre usager voulant emprunter ladite bretelle, à se déporter plus haut, juste devant la villa où se trouve un certain espace, pour effectuer leur manœuvre. Ce qui surcharge la chaussée à ce niveau et crée une zone de conflit.

Maints observateurs soutiennent qu’il est plus opportun de déplacer le point d’implantation de cette passerelle, un peu plus bas, avant le Belvédère. A ce niveau, il y a plus d’espace pour contenir, à la fois, les fondations de l’ouvrage et la forte concentration d’élèves qui vont se retrouver à ses pieds pour y monter ou en descendre. Ce pseudo embouteillage s’aggravant de l’arrivée des élèves du primaire qui sont pour l’essentiel, comme dit plus-haut, toujours accompagnés, en voiture ou à moto, il est certain qu’il faut un grand espace pour donner la place à tout ce monde à la fois.

Et quand on y ajoute le fait que tous les convoyeurs cités plus haut vont devoir se trouver un endroit pour stationner leur véhicule, on imagine bien le souci qui va en découler et qu’il faudra gérer.

Encore plus, si le point d’implantation de la passerelle reste maintenu à son niveau actuel, c’est à dire… dans le virage ! Encore plus, quand on y ajoute la fermeture définitive de la bretelle située en face et qui est essentielle à désengorger la circulation, fréquemment saturée, dans cette zone.

Mais, que voulez-vous ? Quelqu’un a, sans doute, eu le dernier mot dans le choix de l’emplacement de cet ouvrage dont la pertinence et l’utilité sont indiscutables. Sa voix a peut-être prévalu et la passerelle va rester à l’endroit que nous voyons là. Mais, disons-le tout net, ce sera avec toutes les réserves formulées ici.

Notons toutefois, que ce projet d’aménagement de passerelles a été initié par les autorités, dans le souci de protéger les piétons à la traversée de la chaussée.

C’est dans ce cadre que pleins d’endroits ont été ciblés à l’effet de recevoir ces ouvrages. On en voit déjà un bon nombre qui surplombent la route, à travers la ville.

Même si l’engouement pour ces ouvrages de franchissement n’est pas le même à tous les niveaux où ils sont bâtis, force est de reconnaître qu’ils sont quand même fréquentés, à des taux ou intensités variables.

Et c’est là tout l’avantage qu’on en tire : ceux qui les utilisent pour traverser la route sont à 5, 20 m de hauteur. Ils sont absolument à l’abri des accidents !

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