Dernières Nouvelles de la Guinée par les Guinéens

Immersion gouvernementale : la ministre Nanette Conté fait son constat

Après l’immersion gouvernementale, l’heure est maintenant aux constats et perspectives. C’est dans ce cadre que la ministre de la Promotion Féminine, de l’Enfance et des Personnes Vulnérables, Aïcha Nanette Conté était ce mercredi 29 juin devant les journalistes à la Maison de la presse, sise à la minière, dans la commune de Dixinn. Voici sa déclaration liminaire :

« Après l’immersion gouvernementale, j’ai pu comprendre le fonctionnement de l’administration publique à la base. Il s’agit de manque de locaux, d’instruments de travail et de moyens pour se déplacer. Les services dont nous avons besoin n’ont pas été offerts comme nous l’entendons. Nous sommes un service social, il est difficile à prouver. On peut appuyer un enfant, soutenir une famille, au bout de quelque temps, quand l’appui fini, la personne est dans la même situation de vulnérabilité qu’on l’avait trouvée. Il y a en a qui s’en sorte et d’autres non.

Lors du séjour à l’intérieur du pays, il y a eu des cérémonies de déclaration d’abandon de mutilation génitale féminine notamment à Kollet, dans Tougué, également dans un autre village de Lola où les femmes ont déposé les couteaux. Il faut aussi reconnaître qu’il y a des enfants qui sont en situation de conflit avec la loi qui étaient incarcérés. On a vu avec mon homologue de la Justice des enfants incarcérés juste parce qu’ils ont volé un poulet, d’autres sont rentrés dans les champs pour déterrer des maniocs… ils sont oubliés dans les prisons parce que les parents n’ont pas les moyens. Donc, des cas de ce genre, nous avons été rencontrés plusieurs fois.

Il a été aussi l’occasion pour nous d’échanger avec les tenanciers des différentes prisons à l’intérieur du pays pour dire que la place d’un enfant n’est pas la prison. Malheureusement encore, on n’a pas une institution spécialisée pour ces genres d’enfants avec des mineurs. Il y a eu aussi des bébés qui étaient avec leurs mamans en prison. Des femmes aussi jetées en prison avec suspicion des délits soient mineurs soient aggravés. L’essentiel, c’est de voir quelles sont les conditions de détention des femmes et des enfants dans les différentes prisons.

Aujourd’hui, il faut savoir qu’il y a beaucoup de violences et de viols à l’encontre des filles. Et pour se faire, tous les présumés coupables qui étaient retenus en prison, avec la collaboration de mon homologue de la justice, nous avons eu à toucher le doigt et les jugements ont été organisés. Au niveau de N’Zérékoré par exemple, 15 présumés coupables ont été retenus dans les liens de la justice et ont été condamnés entre 10 à 15 ans de prison ferme. Cela est encourageant pour nous. Et il va permettre de décourager d’autres candidats qui peuvent vouloir s’abonner à cela. Également, au niveau de Kankan, les prisons aussi ont été visitées toujours dans le même cadre. Pareil aussi à Labé…»

vous pourriez aussi aimer
commentaires
Loading...