
Interrogé sur les faits qui lui sont reprochés, l’ancien responsable de la BCRG, qui a dirigé l’institution de 2010 au 5 septembre 2021, a plaidé non coupable. « Je ne reconnais pas les faits. Je suis ici parce que j’ai été gouverneur de la BCRG à un moment donné. Je suis quelqu’un qui a toujours respecté la loi », a-t-il déclaré devant la cour.
Abordant la question des 3 tonnes 135 kilogrammes d’or au centre de cette procédure, Dr Louncény Nabé a rejeté toute accusation de détournement. Selon lui, cette quantité d’or avait été transférée légalement auprès d’Affinor, partenaire de la BCRG, dans le cadre d’une opération de monétisation, consistant à transformer l’or brut en or monétaire convertible en devises.
« C’est Affinor qui détient les trois tonnes d’or. Je n’ai aucun lien personnel avec eux. Cela me blesse que les gens pensent que j’ai détourné trois tonnes d’or. D’ailleurs, il y a eu une bataille de procédure dans cette affaire entre la Guinée et Affinor, et la Guinée l’a remportée. Par conséquent, je pense qu’on ne peut plus parler de détournement », a-t-il soutenu.
Sur la question de sa rémunération à la Banque centrale, l’ancien gouverneur a indiqué qu’il percevait environ 30 millions de francs guinéens par mois. Il a également précisé que ce salaire était assorti de certaines primes, notamment celles versées à l’occasion des fêtes.
Évoquant enfin son patrimoine mobilier et immobilier, Dr Louncény Nabé a déclaré détenir deux comptes bancaires : un compte à la BCRG, ouvert en 1993, et un compte d’épargne à la BICIGUI, ouvert dans les années 1990. Concernant ses biens immobiliers, il a cité une maison à Entag, acquise en 1994, une autre à Matam, acquise en 2001, ainsi qu’une maison familiale au village. Il a également mentionné plusieurs terrains situés à Sonfonia, Kiroty, Manéah et Kagbélen.


