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Guinée : voici le nouveau pacte entre l’Etat et les chauffeurs après la hausse des prix des carburants

Au lendemain la hausse du prix du litre de carburant de 9 000 à 11 000 GNF, les ministères des Transports, de la Sécurité, et les syndicats des transporteurs ont conjointement animé une conférence de presse pour expliquer les dispositions mises en place.
Présent à  cette conférence de presse, Fodé Bangoura, Secrétaire permanent du dialogue social et politique, qu’en application de l’article 5 du décret du 27 janvier, une rencontre a eu lieu entre différents acteurs du transport: « Par le décret 031 du 27 janvier 2021, le président de la République a mis en place un cadre permanent de dialogue. C’est en application de l’article 5 dudit décret qu’une concertation a réuni le syndicat des transporteurs et les ministères de la Défense, de la Sécurité, des Transports et celui des Travaux publics. A l’issue de plusieurs rencontres au cours desquelles la faîtière des routiers de Guinée a clairement expliqué les préoccupations. Le gouvernement, avec les recommandations du président de la République, a pris des mesures importantes. »
Fodé Bangoura affirme que les syndicats des transporteurs routiers se sont engagés à respecter les tarifs actuels en vigueur: « De leur côté, les syndicats des transporteurs routiers se sont fermement engagés à respecter et à faire respecter les tarifs en vigueur malgré l’augmentation du prix du carburant. Nous profitons de cette situation pour demander au syndicat de sensibiliser leurs camarades chauffeurs. Avec votre aide, seront débusqués et sanctionnés les agents indélicats qui ne respecteraient pas les mesures. Nous devons tous apprendre à respecter et à faire respecter nos engagements, car, les citoyens nous observent. Nous avons un devoir, celui de préserver la paix. »
 S’agissant des rackets  au niveau des barrages routiers, le ministre de la Sécurité et de la Protection civile, Damantang Albert Camara, mise sur la collaboration des transporteurs pour faire respecter les mesure prises à l’encontre des agents indélicats : « La différence entre ce qu’on faisait avant et ce qu’on fait aujourd’hui est à plusieurs niveaux. Le premier niveau c’est la collaboration avec les transporteurs eux-mêmes. Une plateforme fermée entre eux et nous où des numéros de téléphone bien précis sont identifiés, où on peut être alerté à tout moment. Une mission mixte des forces de défense et de sécurité et douane va faire le tour de tous les barrages pour aller expliquer aux agents sur place ce qu’ils doivent contrôler et comment ils doivent le contrôler et surtout ce qu’ils n’ont pas le droit de faire. Ça c’est un engagement très fort. Nous étions même allés jusqu’à proposer aux syndicats de contribuer à la surveillance des points de contrôle que ce soit à Conakry ou dans les barrages. Ils ont eu à dire que cela est un rôle régalien de l’État. Il y a quelque temps, le général Bafoe (Directeur général de la police, ndlr) mettre en place un corps de 8 inspecteurs pour la ville de Conakry qui font le tour de tous les points de contrôle pour voir s’il n’y a pas de clandestins en train de racketter. Voilà ce qui fait qu’on a confiance en ce nouveau dispositif et nous pensons qu’il va produire des effets.
Plus loin, le ministre de la Sécurité insiste sur le fait que les chauffeurs ne doivent rien payer au niveau des barrages: « On a rappelé à nos amis du syndicat en leur disant que c’est difficile pour eux en arrivant à un barrage qu’on leur demande de payer alors qu’ils savent qu’ils ne doivent rien payer, et pour ne pas retarder ils paient pour passer. Ne cédez pas. On n’est là pour vous accompagner. Ça va être dur un certain temps, mais à un moment donné, les gens comprendront qu’on n’est pas là pour rigoler, mais pour réguler le secteur. »
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