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Gouvernance : Saikou Yaya dénonce « l’amateurisme » du CNRD 

En marge d’un sommet extraordinaire des chefs d’État de la CEDEAO tenu le week-end dernier dans la capitale ghanéenne d’Accra, il a été demandé à la junte au pouvoir en Guinée de proposer une durée de la transition « acceptable ». Une demande à laquelle adhère foncièrement l’UFR de l’ancien Premier ministre Sidya Touré.

Au cours de l’assemblée générale du parti ce samedi 11 juin, l’Union des forces républicaines, par la voix de son Secrétaire exécutif a déclaré saluer la « sage » décision de la CEDEAO qui donne ainsi un sursis à la Guinée, selon lui.

« Mais c’est pour les citoyens qu’ils ont pris cette décision. Ce n’est pas pour le CNRD. Parce que le CNRD est animé par une arrogance ; leur comportement vis-à-vis de la sous-région. Ils n’ont pas le souci nécessaire pour les citoyens de ce pays. C’est pour les citoyens que les citoyens ont pris cette décision, pour dire : ‘Nous donnons la chance au CNRD de revenir à la raison, de savoir qu’une transition n’est pas un mandat, de savoir qu’ils ne sont pas préparés pour gérer un État’. C’est un gouvernement de fête, parce qu’ils ont fait un coup d’État », a commenté l’orateur.

Au regard des multiples chantiers que s’ouvrent à la fois les autorités de la transition, Saikou Yaya Barry réalisé qu’ils ne peuvent pas résoudre tous ces problèmes, même s’il déclare entendre toujours des petits malins dire que si ce n’est pas un militaire, on ne peut pas avoir de tels résultats.

« Je m’inscris en faux. Seule la loi, seules les institutions constitutionnelles fortes peuvent faire évoluer un pays. La preuve : ceux qui sont là, c’est par coup de tête qu’ils sont en train de déguerpir les gens. J’ai été à Mamou tout juste. Mais on dirait que ce sont les ennemis du pays qui ont envahi la ville, pour détruire ce que les gens ont construit pendant 30 à 40 ans. Ils se sont mis à cocher des bâtiments historiques de la ville. Pour celui qui connaît les ZAITER. Ce sont des comptoirs qui ont existé bien avant l’indépendance. Maus c’est parce qu’ils ne connaissent ni l’histoire, ni la culture du pays. C’est ça, le danger », a évalué l’ancien député.

Et d’enfoncer le clou : « Si ce ne sont des sociologues utilisés, des historiens utilisés pour faire certaines casses, nous resterons sans histoire. Et comme ils ne sont pas préparés pour le faire, ils disent que c’est pour élargir la route. Or, ils n’ont pas les moyens pour élargir la route ; simplement casser pour casser. Ils ont créé des conditions pour que les enfants soient des bandits en République de Guinée. Parce que c’est par coup de tête. La nuit, ils s’asseyent autour d’un verre et disent, demain, on va faire ça ».

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