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Enseignement technique : On recrute pour tenter de « justifier » le détournement « échoué » des 35 milliards

Dans un communiqué rendu publique ce lundi 21 décembre dont Guineenews© s’est procuré copie, le ministère de l’enseignement technique, de la formation professionnelle et de l’emploi a annoncé le recrutement de nouveaux élèves dans les écoles régionales d’arts et métiers (ERAM), les écoles nationales d’instituteurs (ENI) et les écoles nationales de l’éducation physique et sportives (ENEPS). Selon nos sources, ce concours est lancé contre l’avis du cabinet du moins pour la plupart pour des raisons techniques et de praticabilité en ce qui concerne les ERAM. Et les autres écoles professionnelles ont, elles aussi atteint leur capacité suite au dernier concours organisé cette année.

En effet, si ce concours n’intéressait que les ENI et les ENEPS, on allait comprendre. Mais puisque, malencontreusement, le département a intégré les ERAM qui ne sont nullement concernées par les 35 milliards de francs sortis par dérogation qu’on tente de justifier par de le recrutement de nouveaux étudiants, Guineenews© est en mesure de restituer les faits tels qu’ils se sont passés pour éviter d’embrouiller l’opinion.

Il vous souviendra que dans sa sortie médiatique ratée du 10 décembre 2020, le ministre du budget a tenté de justifier le virement de ces 35 milliards GNF du trésor au compte du ministère de l’enseignement sous le prétexte qu’ils devaient recruter 6 mille nouveaux étudiants dans les ERAM de Siguiri, Boké et N’zerekore et les autres centres de formation professionnelle de Kankan et de Kouroussa. En catimini et en violation flagrante des règles de passation de marché public et l’œil de l’administration et contrôle des grands projets, ce montant fort heureusement est retourné dans le compte unique du trésor.

Selon nos sources d’information, il y a 6 ERAM dont 4 complètement finies, meublées et les équipements sur place attendent d’être montés par des techniciens qui doivent venir de l’extérieur. Il faut au moins 3 mois pour qu’ils soient montés. Deux autres sont en cours de construction (Coyah-Dabola).

« Si l’on parle des ERAM, l’on se trompe grave c’est plutôt les équipements des CFP. Il y a 6 ERAM en cours dont 4 financées par le fonds saoudien (Siguiri, Boké, N’Zerekore et Labé) dont les équipements financés par le bailleur sont déjà sur place dans les écoles et attendent d’être montés. Et deux autres ERAM (Coyah et Dabola) dont la construction est finie et pour l’équipement, le processus de passation de marché est en cours. Mais, il faut noter qu’il y a déjà eu la formation des formateurs dans ces ERAM au Maroc d’un premier groupe de 70 élèves maîtres et d’un deuxième groupe de 90 élèves maîtres qui sont tous en rentrés au pays en bon nombre au compte du département. Même dans ces ENI et ENEPS, étant donné que notre base de données constituées suite aux derniers concours contient au moins pour combler des besoins supplémentaires », affirment nos sources.


« Pour que ces ERAM soient effectivement opérationnelles, il faut que les équipements déjà sur place soient montés et que les formateurs soient bien formés et outillés pour leur utilisation. Pour cela, il faut au moins trois mois, c’est ce que les techniciens ont suggéré  à Madame la ministre mais qui n’a pas voulu comprendre. C’est pourquoi, elle a fait cet appel à candidature pour inclure les ERAM peut-être pour tenter de justifier les fonds sortis à cet effet. C’est quand même inopportun », précisent-elles.

« Le nombre de candidats ayant fait le concours d’entrée dans les écoles professionnelles (les centres de formation professionnelle, des écoles de santé, d’agriculture et les ENI) étaient au nombre de 16934. Le nombre de candidats admis est de 9319 puisqu’au moment des examens c’est le besoin que ces 33 préfectures avaient exprimé. Ainsi, pour économiser les maigres ressources non seulement du ministère mais aussi celles de l’Etat, il serait sage pour un bon manager d’aller puiser de nouveaux élèves de cette base de données pour combler les besoins supplémentaires, s’ils existent », ont-elles conclu.

Par ailleurs, au sein du RPG, notamment sa jeunesse qui observe très bien ce feuilleton, on dit attendre de pied ferme le président pour que les responsabilités soient restitués par rapport à ce détournement présumé de fonds publics. « La vérité est que le président est pris en otage par un élément de dernière heure du parti celui-là même qui l’avait trainé dans la boue à travers ses tribunes allant jusqu’à l’incitation à la révolte populaire (2010-2015) contre le pouvoir avant de ravaler son crachat. Donc, si le Pr Alpha Condé se laisse manipuler par la même personne au détriment de l’intérêt du pays, la jeunesse du RPG prendrait ses responsabilités dont les conséquences pourraient être incalculables », ont affirmé deux jeunes influents du parti au pouvoir à Guineenews©.

« Qui sait flatter, sait aussi calomnier ». Napoléon Bonaparte.

 

 

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