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Education : le syndicat dénonce le calendrier des examens et menace d’aller en grève   

Le calendrier des examens nationaux a été rendu public par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation. Ces examens débutent le 22 juillet avec le baccalauréat unique, suivi du Brevet d’Etude au Premier Cycle (BEPC) et le Certificat d’Etude Primaire (CEP).

Aussitôt publié, le chronogramme a été dénoncé par le Syndicat National de l’Education (SNE) qui avait déjà déclaré que les examens étaient techniquement intenables au mois de juillet au regard d’abord du calendrier scolaire établi par le ministère de l’Education Nationale et de l’Alphabétisation ; de l’élaboration d’un plan de progression annuelle des programmes d’enseignement ; du fait qu’il devait être les techniciens qui devraient s’enquérir des réalités et remontées au cabinet qui, à son tour, devait le soumettre au conseil interministériel.

Pour le secrétaire général du SNE, Michel Balamou, c’est une instruction qui vient du président de la République. C’est ce qui a amené le département à sortir du cadre déjà préétabli pour aller vers le factuel. « On ne donne que trois jours aux enfants, cela dénote d’un surmenage intellectuel alors que nous avons une génération frappée par une paresse intellectuelle du fait de l’intelligence artificielle due aux nouvelles technologies de la communication et de l’information. Le second aspect, il y a sept matières à dérouler pendant trois jours. Il y aura deux matières par jour durant les deux jours et trois matières pour une journée. Le troisième facteur, c’est l’inversion de l’ordre de passation des trois examens. A l’accoutumée, c’était le Certificat d’Etude Primaire (CEP), ensuite le Brevet d’Etude du Premier Cycle (BEPC) puis le baccalauréat. Cette fois-ci, c’est l’inverse et cela sous-entend qu’il y a une frayeur au niveau du département qui consisterait à créer les conditions minimums de transparence, de crédibilité et de moralisation du baccalauréat. Puis que l’année dernière, c’était tout sauf un baccalauréat, les résultats en font foi (…)», a-t-il expliqué au bout du fil.

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Poursuivant, il a rappelé que ceux qui ont évoqué le problème de pluviométrie n’ont pas eu raison, il y a d’autres priorités que le gouvernement veut faire avancer les jours et semaines à venir. « Nous pensons que le département doit prendre toutes les garanties pour que ces examens se passent dans les conditions de transparence et d’équité.»

Plus loin, il a menacé de boycotter la tenue des examens si les arriérées des primes d’incitation ne sont pas payées.

« Nous avons sonné l’alarme qui consiste à interpeler le gouvernement sur ses engagements contractuels. Il nous reste redevable de trois mois d’arriérés de primes d’incitation (Octobre-Novembre-Décembre 2020). A un moment donné, nous avons démarché auprès de la Primature, du ministère du Budget et à celui de la Fonction Publique et du Travail en passant par le département de l’Education. Ils nous ont promis pour la fin de ce mois et qu’il ne restait que l’instruction du président de la République. Les enseignants sont à bout de souffle et ils brûlent d’impatience de voir leurs primes dans leur assiette salariale. D’ici le 5 juillet 2021, si nous n’avons pas une garantie suffisante, nous serons obligés de prendre une décision en inter syndicale », a-t-il prévenu.

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