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Éditorial : Un lifting gouvernemental pour garder le cap !  

Le président de la transition vient de procéder à un lifting gouvernemental, qui a donné lieu à un changement de Premier ministre, et à l’entrée de deux nouvelles figures dans cet attelage, où les séniors ont de moins en moins droit de cité. Ce remaniement à minima, qui est le premier du genre depuis la mise en place du gouvernement de transition en octobre 2021, met fin aux supputations sur l’absence de Mohamed Béavogui, en séjour à Rome en Italie. Son sort étant définitivement scellé, à la faveur de cette retouche de l’attelage gouvernemental.

La rupture au sein du couple exécutif est donc consommée, avec le départ de Mohamed Béavogui, qui n’aura qu’à prolonger son séjour dans la ville éternelle. Où il pourra couler des jours heureux, loin de la chienlit qui ne cesse de prendre forme dans notre pays. Car, il est vrai, avant de s’envoler pour la capitale italienne, le Premier ministre sortant avait l’air d’être en terra incognita. Une cible à découvert pour les faucons du régime, prêts à tout pour faire le vide autour du colonel.

A moins que Béavogui n’ait un pincement au cœur, pour avoir quitté précipitamment le navire, avant d’arriver à bon port. Pendant ce temps, c’est tout à sa joie, que le nouveau Premier ministre Bernard Goumou a été mis sur un piédestal. Devenant ainsi calife à la place du calife.

Qui eut cru à un tel scénario, avant le départ de Mohamed Béavogui pour son check-up médical à Rome ? Comme pour dire que les voies du seigneur, tout comme celles du colonel Doumbouya sont insondables.

En misant désormais sur Bernard Gomou, un quadra, pour conduire les affaires de l’exécutif à ses côtés, le colonel Mamadi Doumbouya, au-delà d’avoir démontré si besoin en était son penchant pour le jeunisme, entend sans doute, avoir la haute main sur l’appareil de l’État, dans la conduite de la transition. En écartant toute possibilité d’ouverture, du moins dans l’immédiat, aux politiques, qui restent sur des charbons ardents.

L’autre sénior du gouvernement qui est tombé de son piédestal n’est autre que le leader de la NGR, Abé Sylla, dont le ministère de l’Energie, de l’hydraulique et des hydrocarbures échoit à Aly Saïdouba Soumah, un cadre des impôts.

L’arrivée d’un officier de l’armée de terre, est aussi l’autre fait marquant de ce mini remaniement. Avec pour point de chute le département de l’Urbanisme, de l’habitat et de l’aménagement du territoire. Où le colonel Ibrahima Sory Bangoura, prend la place de Ousmane Gaoual Diallo, muté à son tour au ministère des Postes, des télécommunications et de l’économie numérique.

C’est comme si le président de la transition voulait, à travers cette retouche, freiner l’appétit dévorant de certaines forces politiques. Qui ne rêvent qu’à un gouvernement d’ouverture. Comme pour dire qu’il y a loin de la coupe aux lèvres.

 

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