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Droit de réponse de Guinée Games sur l’article : « La vérité sur les emplois indirects ».

Dans un article paru ce dimanche 24 Juillet, la LONAGUI, dans son litige qui l’oppose à Guinée Games, expose un certain nombre d’éléments sur lesquels la Direction Générale de Guinée Games souhaite réagir.

Le premier constat tient au mot « récupération » utilisé dans l’article, pour signifier le transfert des activités. Il convient de noter cependant que la LONAGUI exploite déjà les mêmes jeux de loto et pari sportif que Guinée Games depuis février 2021, en plus de PMU. Il apparait donc plutôt étrange de parler de récupérer une activité alors que cette même activitéest déjà exploitée. Toute autre récupération d’activité, ou « transfert », ne repose sur aucune justification juridique.

Mais il est intéressant aussi de voir que la Lonagui semble vouloir montrer qu’en 2021 elle n’exploitait que le seul PMU, lorsque l’on sait qu’elle exploitait en plus du PMU, du loto et du pari sportif, le jeu instantané Kossi Kossi. Si elle-même ne semble pas le savoir, peut-on parler de performance ?

On note aussi que la LONAGUI écrit, pour qualifier Guinée Games, comme étant « le plus grand acteur avec monopole ».Voici un élément très intéressant et sur lequel Guinée Games ne s’est jamais plaint. Car en effet, selon le contrat qui lie Guinée Games et la LONAGUI, juridiquement, la LONAGUI ayant rétrocédé son monopole à Guinée Games, celle-ci devait bénéficier de l’exclusivité sur les jeux exploités. Dans l’article 2 de l’avenant au contrat de 2011, « cette exclusivité était rapportée à l’exception du loto et du pari sportif ». Ainsi, Guinée Games ne devrait pas avoir de concurrent sur les segments de loto et pari sportif depuis 2011. Pourtant, nous savons tous que d’autres sociétés exploitent sur ces segments malgré l’exclusivité de Guinée Games, et nous serions en mesure de demander des réparations. Cependant, nous ne l’avons pas fait et ne le ferons pas, car nous sommes conscients que l’intérêt général est que la Guinée puisse bénéficier d’un secteur des jeux concurrentiel et régulé. Mais encore une fois, encore une disposition contractuelle que la LONAGUI ne respecte pas.

Nous ne nous étalerons pas sur les quelques erreurs que le LONAGUI mentionne, notamment sur le fait que les agents de Guinée Games bénéficient de 5% de commission quand ceux de la LONAGUI de 7%, puisque ceux de Guinée Games ont depuis toujours, été à 7%. Rappelons même au passage que sur certains jeux comme le Jackpot, la commission est de 10%. Mais bon, nous dirons que la Lonagui n’a pas eu la bonne information.

Nous ne nous attarderons pas non plus sur la bataille de chiffres des emplois indirects ou autres chiffres de l’article puisque tout le monde peut constater l’importance sur le terrain de Guinée Games. Tout le monde peut constater les œuvres, les actions, la présence ou même très basiquement, le nombre de gagnants dans chacune des entreprises. On sait donc qui œuvre pour tous les guinéens.

Nous ne relèverons pas qu’au final, encore par cet article, la LONAGUI n’aborde toujours pas le sujet essentiel qui est celui du droit et du respect des contrats, même si c’est le rôle premier d’un régulateur, avant même d’être un opérateur concurrent.

En revanche, ce qui est décevant, c’est de noter que les 500 emplois salariés de Guinée Games semblent bien anecdotiques pour la Lonagui, et nous constatons l’absence totale de volonté de les préserver. Contrairement à ce qui est affirmé, Guinée Games s’est rendu à toutes les convocations de la LONAGUI. Oublierait-elle qu’il existe des procès-verbaux ? Cependant, il n’a jamais été question de préservation d’emplois, mais toujours de récupération de la société. Guinée Games n’a toujours fait que demander que le droit soit respecté, mais le sujet du droit a toujours été écarté. Rappelons simplement que 500 emplois, c’est aussi 500 familles qui vivent.

Il est aussi décevant que la Lonagui envoi des messages très négatifs au secteur privé, au monde des affaires, aux partenaires et éventuels investisseurs étrangers, sans même s’en rendre compte. Aujourd’hui, elle assume en public de déposséder une société privée de son réseau commercial sans aucune justification juridique solide, comme si c’était une pratique normale. Que doivent penser les autres sociétés exerçantes en Guinée ? Que doivent penser aussi les sociétés des autres secteurs si les régulateurs, motivés par un gain facile et rapide, venaient à reprendre les activités de sociétés privées qui ont mis des années à construire leur propre force commerciale ?

La Lonagui se trompe lourdement aujourd’hui, car non le choix ce n’est pas de choisir entre la Guinée et une société privée. Ce choix n’a aucun sens, car les sociétés privées participent au développement de la Guinée, elles composent même la Guinée. Le choix, c’est de savoir si la démarche actuelle respecte le droit, respecte la loi, si c’est la justice qui motive cette démarche, ou si une autre ambition a pris le dessus sur le rôle du régulateur qui doit faire appliquer le droit, par exemple, celle de l’opérateur qui souhaite acquérir un réseau concurrent

Nous terminerons simplement par signifier à la Lonagui que les personnes mobilisées aujourd’hui pour sauver les emplois, sauver la société, ce sont les salariés et les travailleurs eux-mêmes. Pour s’en rendre compte nous invitons les dirigeants de la Lonagui à venir nous rendre visite au siège à la rencontre des « seuls 500 salariés », afin d’avoir une idée sur les motivations qui poussent aujourd’hui l’ensemble des travailleurs à protéger leur bien, leur société.

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