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Dialogue inter guinéens : Un nouveau processus à pas comptés (Éditorial) 

Les Guinéens sont encore nombreux à être dans l’euphorie de l’espoir suscité par le nouveau cadre de dialogue inter guinéens, dont les travaux ont été lancés ce lundi. Même si l’on en est pour le moment qu’au stade des déclarations d’intention de part et d’autre, en ce qui concerne les parties prenantes au processus. Le tout sur fond de préalables posés par la coordination du Front national pour la défense de la constitution (Fndc) et l’Alliance nationale pour l’alternance démocratique (Anad). Deux structures majeures du landerneau, qui mettent ainsi la barre haut, pour leur participation à ce cadre pourtant obtenu de haute lutte.

La cérémonie d’ouverture du cadre de dialogue permanent de dialogue inter guinéens, impulsée par le Premier ministre Mohamed Béavogui, s’est achevée sur une note pessimiste. Du moins si l’on s’en tient aux foucades du Dr Fodé Oussou Fofana et de Saikou Yaya Barry, respectivement représentants de l’Anad et de l’Ufr à cette rencontre. Qui ont rué dans les brancards contre le fait pour le maître de céans, de réclamer de nouveau des mémorandums aux parties prenantes à ce dialogue. Des mémos dans lesquels devraient être consignés toutes les propositions, assorties de recommandations par les acteurs, en guise de contribution.

Ceux qui s’opposent à cette doléance du Premier ministre, assimilent la démarche à une manœuvre dilatoire. De quoi raviver de nouveau les braises, quand on sait que ce cadre ne serait pas tout à fait du goût du Fndc et de l’Anad. Qui l’un après l’autre, ont chacun, profité de cette cérémonie pour égrener un chapelet de préalables à toute participation à ce dialogue.

C’est dans cette foulée que le Fndc exige un cadre de dialogue placé sous les auspices d’un médiateur désigné par la communauté internationale. Ainsi que ‘’l’ouverture des procès sur les crimes de sang lors de la lutte contre le 3ème mandat. Sans oublier la publication de la liste nominative des membres du Cnrd’’, entre autres.

Pendant que l’Anad, elle, voudrait un cadre dénué de toute présence d’entités non représentatives sur l’échiquier national. Le tout placé sous le sceau d’une médiation internationale. Pour éviter certainement de se faire empapaouter par la junte. Car Cellou Dalein Diallo et ses pairs savent ce qu’en vaut l’aune. Pour avoir arraché au forceps des accords, ce à maintes reprises, à l’ancien pouvoir, sans que cela n’ait fait l’objet d’application.

C’est comme si l’Anad ne voudrait revivre l’amère expérience d’avaleuse de couleuvres sous le Cnrd. A l’allure où va le train, ce nouveau cadre risque de marquer lui aussi le pas. C’est du moins l’avis de certains observateurs, qui mettent cela sur le compte de la perception manichéenne que le Fndc et l’Anad voudraient imposer à cette nouvelle plateforme.

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