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Destruction de l’environnement à Lélouma : le coup de gueule du directeur  préfectoral contre les fours à briques 

Feux de brousse, fabrication des briques sur les lits même des cours d’eau, exploitation abusive du bois pour le charbon, ensablement des cours d’eau, destruction de certaines têtes de sources, c’est le triste décor qui prévaut chaque année à Lélouma. Cette saison sèche encore, la localité a renoué avec les feux de brousse qui consument plus de la moitié de la surface de la préfecture par an, d’où ce coup de gueule du directeur préfectoral de l’environnement.
Mamadou Lamarana Diallo, le directeur préfectoral de l’environnement est conscient de la situation. Il explique :  » c’est vraiment regrettable de revivre chaque année les mêmes situations quant à la destruction de l’environnement. Chaque année, c’est près de trois quart de la superficie de la préfecture qui est dévoré par les feux de brousse. Nous avons effectué des sensibilisations quant à la nécessité de protéger l’environnement. 
Mais franchement des personnes continuent à mettre le feu dans la brousse. Et pire dans tout ça, si nous menons des investigations, on ne retrouve jamais les coupables. Les populations ne nous aident pas du tout dans ce sens et nous seuls, sans leur collaboration, on ne peut rien faire vue le manque d’agents auquel nous sommes confrontés » déplore t-il dès l’entame.
Poursuivant, Mamadou Lamarana Diallo évoque des conséquences graves sur la vie des agriculteurs et des éleveurs dans les années à venir avec l’allure où vont les choses.
 
 » D’habitude, à cette période de l’année (janvier, ndlr) surtout au Fouta c’était vraiment une très grande fraîcheur. Mais il n’y a même pas eu de fraîcheur cette année. Nous sommes au mois de janvier et la chaleur se fait vraiment sentir. C’est l’une des conséquences de la non protection de notre environnement« , explique le directeur.
Et toujours d’ajouter : » la faune ainsi que la flore sont détruites. J’ai vraiment peur avec l’allure où vont les choses. Car, croyez-moi, celui qui parle d’élevage ou d’agriculture doit forcément parler de pluies. Et qui parle de la pluie doit parler de la protection de l’environnement sinon je crains fort pour l’avenir des éleveurs ou encore des agriculteurs », insiste t-il.
Revenant sur les mesures et les dispositions prises par rapport à la protection de l’environnement à Lélouma, le directeur préfectoral se veut conciliant et en appelle à la collaboration des autorités locales.
« Nous allons continuer à faire la sensibilisation pour une prise de conscience collective quant à la nécessité d’assurer la protection de notre environnement où nous serons tous gagnants. Vous savez, il y a aussi les textes des lois. Mais le problème que nous avons, c’est que les citoyens ne nous aident pas dans les enquêtes. C’est pour d’ailleurs, nous allons davantage impliquer les chefs des secteurs, les présidents des districts et autres élus pour tenter de juguler le phénomène ». 
 
En tout cas, aujourd’hui, il est plus que jamais nécessaire et primordial de réinventer la roue pour sauver notre environnement au moment où on parle de changement, de réchauffement climatique, de disparition d’espèces animales ou végétales pour le bien de chacun et de tous.
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