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Destruction de l’environnement à Lélouma : l’apiculture, une autre alternative pour pallier la pratique

C’est un secret de polichinelle. L’environnement est fortement éprouvé par des pratiques néfastes en Guinée de façon générale. Lélouma n’est pas en marge de cette fâcheuse situation. La carbonisation, la coupe abusive du bois, les feux de brousse, la destruction des têtes de sources ou encore l’envahissement même des lits des cours d’eau sont entre autres des maux qui gangrènent la localité.
Pour remédier à ce problème, comme par le passé, les populations de Lélouma à travers le gouvernement et les partenaires au développement ont reboisé une superficie d’environ 25 hectares.
Mais comment parvenir à sauver ces plants ?
Le directeur préfectoral de l’environnement et du développement durable Mamadou Lamarana Diallo conseille la pratique de l’apiculture dans les surfaces reboisées.  « Vous savez, on a énormément reboisé. Chaque année on reboise. Mais difficilement on arrive à veiller et à entretenir ces plants reboisés. Du coup, on ne fait que tourner en rond. Chaque année nous sommes confrontés aux feux de brousse. Et c’est extrêmement délicat, la surveillance et l’entretien de ces plants. On arrive toujours pas à avoir les résultats escomptés« , regrette le directeur.
Poursuivant, le directeur évoquera des approches pour sauver ces surfaces reboisées. « J’appelle sérieusement ces populations riveraines des zones reboisées d’en prendre soins. Il peuvent par exemple mettre en valeur ces lieux en pratiquant l’apiculture. Parce que laisser moi vous dire ici que le miel surtout issu du Fouta est très recherché et coûte très cher que ce soit sur nos marchés locaux ou sur les autres marchés. Et ce compte tenu de ses vertus thérapeutiques. Un litre de ce miel coûte environ 30 mille voir plus. Et si on a plusieurs ruches de plusieurs litres par période, on aura qu’à se frotter les mains« , conseille Lamarana Diallo
Avant de poursuivre : « c’est pour vous dire combien, il est plus rentable pour ces citoyens d’explorer cette piste que de se fatiguer à couper un petit arbre juste pour des miettes. Et là, ils seront eux-mêmes obligés de prendre soin de cet investissement en évitant non seulement les feux de brousse mais aussi la coupe du bois. En plus, on leur expliquera la nécessité de procéder au feu précoce dès le début de la saison sèche. Non seulement, les forêt seront protégées mais ils vont profiter d’elles. Ce sera aussi la restauration de la faune« , recommande le directeur.
Dans la même logique, Ousmane Bah chef section des forêts et de la faune de Lélouma soutient l’approche et compte passer l’information à travers les cantonnements forestiers tout en privilégiant la sensibilisation pour sauver les forêts.
Par ces temps qui courent, avec l’accentuation du dérèglement climatique à travers le monde comme les fortes chaleurs, les inondations entre autres, il est plus que jamais important d’explorer des pistes pour la protection de notre environnement de plus en plus menacé par des mauvaises pratiques.
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