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CRIEF : l’ancien ministre de la Santé, Rémy Lamah, entendu ce jeudi

L’ancien ministre de la santé, Général Rémi lamah à comparu devant la cour de répression des infractions économiques et financières ce jeudi 10 novembre 2022. L’ancien ministre de la santé est poursuivi pour des faits  » de corruption dans la passation, l’exécution et le contrôle des marchés publics et de complicité ». 
Les faits remontent en 2020 sur les contrats de passation des marchés avec les importateurs de médicaments et des produits pharmaceutiques en Guinée. Le général Rémi lamah aurait résilié le contrat de la société guinéenne d’importation de médicaments et accessoires pharmaceutiques. Cela par l’intermédiaire d’une société dénommée ZMC avec une implication « de faux et usage de faux ». Selon l’ancien ministre de la santé, le contrat de la société était expiré depuis décembre 2018 et qui continuait à livrer des produits sanitaires dans le pays.
Au cours des débats, le médecin général Rémi lamah reconnaît avoir reçu des instructions du premier ministre d’alors pour « surseoir les contrats de fournitures des produits pharmaceutiques avec soguimap, mettre en place un mécanisme urgent pour éviter la rupture de médicaments » dans une lettre qui lui a été adressé le 13 juin 2020. Selon lui, cette instruction intervient après une concertation entre le premier ministre et le ministre de l’économie et des finances relative à la passation de marchés publics.
Poursuivant, le ministre de la santé sous le régime Alpha Condé soutient que « une fois ces instructions ont été données, j’ai laissé les soins à l’agent judiciaire de l’état pour s’occuper de ce qui est de la procédure de résiliation du contrat ».
Sur la question de la partie civile de savoir « avez-vous porté plainte à la justice pour une intervention dans le faux et usage de faux? », l’accusé répond par le négatif:  » non! je l’ai pas fait mais j’ai continué à faire des rappels à l’Agent judiciaire de l’Etat ».
Malgré son intervention dans « le faux et usage de faux » du contrat, l’accusé à la barre dit être « mal à l’aise que la société continue d’opérer avec un contrat déjà expiré ». Par conséquent, il fallait « donc résilier le contrat ».
Cette affaire de « corruption dans la passation de marchés publics et de complicité » a été renvoyée au 22 novembre pour la suite des débats.
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